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24 septembre 2005, 20:00

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Réhabilitation pour agresseurs

La tragique disparition de Pinky Ghumariah et de sa fille de 4 ans, les dernières victimes en date de la violence domestique, aura secouée les autorités. La jeune femme bénéficiait d?un Protection Order lorsqu?elle a été tuée, le 16 septembre. Pour le ministère de la Femme, ces cas isolés indiquent qu?un programme pour la réhabilitation des agresseurs est important. « Le ministère travaille avec les principaux concernés pour un protocole de collaboration dans ce sens. » Le Domestic Violence Act sera aussi consolidé afin de mieux protéger les victimes de violence domestique. « Nous sommes conscients des la-cunes qui existent au niveau de la loi. Des consultations ont déjà été initiées pour l?amender », affirme-t-on au ministère.

Patients hargneux, infirmiers peureux

Les infirmiers tremblent. Depuis la double agression dont a été victime deux des leurs, aux urgences de l?hôpital Jeetoo, il y a deux se-maines, ils n?ont pas le c?ur à l?ouvrage. Ils réclament plus de sécurité dans leur travail. La Nursing Association souhaite en discuter avec le ministre de la Santé, Satish Faugoo. « Nous réclamons des lois plus sévères et des actions concrètes contre tout type d?agression physique ou verbale. Les infirmiers ont droit à la sécurité, eux aussi », affirme Govindass Nathoo, le secrétaire de l?association. Il con-cède toutefois que la présence policière a été renforcée au niveau des urgences. Mais cela ne décourage pas les patients hargneux et ceux qui les accompagnent. Ces derniers sont souvent ivres. Par ailleurs, les visites impromptues, désormais autorisées pour les patients gravement malades, ne sont pas faites à bon escient. « Les visiteurs défilent à toute heure, même si le patient n?a qu?une égratignure. »

Après l?usine, l?élevage

Devinha Parboo n?a pas eu peur de changer de métier. Et elle a eu raison puisqu?elle a récemment été primée par le National Women Entrepreneur Council. On lui a offert deux trophées et une bourse d?études indienne pour récompenser sa ténacité et son esprit d?entrepreneuriat. En 1999, le travail à l?usine textile devenait de plus en plus difficile pour cette habitante de Riche-Terre. Lorsque ses parents lui offrent une vache et un veau, elle se lance dans l?élevage sans trop de conviction. Les conseils et formation de l?Agricultural Research and Extension Unit l?aident à améliorer son élevage. Un prêt de la Banque de développement lui permet de l?agrandir. Aujourd?hui, ses cinq vaches produisent 35 litres de lait par jour, qu?elle revend à l?Agricultural Marketing Board et aux habitants de sa localité.

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