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En attendant Stéphan?

9 août 2008, 00:00

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Si l?excitation n?y est pas, c?est que l?homme de la maison n?a pas encore chaussé ses «spikes». Normal. Après tout, les Jeux Olympiques n?ont commencé que depuis hier. Rien à voir avec le fait qu?à Beijing, Stéphan Buckland participera à ses quatrièmes olympiades. Blasé les Buckland ? Certainement pas ! Joëlle, son épouse depuis 2001 et la mère de ses deux enfants, Milane et Amery, raconte qu?«à chaque fois c?est la même chose». «Je suis stressée. Mon c?ur bat la chamade. Je vis chacune de ses courses avec lui.»

Et chacune de ces foulées, c?est devant sa télé que Joëlle les suit. Attend ensuite patiemment que Stéphan l?appelle ou qu?ils se rejoignent dans le cyberespace pour parler de sa course. «Peu importe l?heure, je l?attends toujours.» Si pour les Jeux Olympiques précédents, elle était chez ses parents à Pointe-aux-Sables, cette année, rien n?est encore décidé. Peut-être restera-t-elle chez eux à Camp Caval. Peut-être pas. Car normalement, les frères de Stéphan réunissent famille et amis chez leur père à cité Malgalkhan, Floréal. Cette année, la cérémonie d?ouverture, elle aussi, sera un peu particulière. Car pour la première fois, Stéphan sera le porte-drapeau de la sélection mauricienne au JO. Un honneur pour lui. Une fierté pour sa petite famille.

Il est vrai que Joëlle aurait aimé pouvoir suivre Stéphan à chacun de ses déplacements à l?étranger. Etre dans le stade. Le voir concourir «en vrai». Même si assise dans les gradins, ce n?est plus uniquement que son c?ur qui bat la chamade. Mais bien tout son corps qui est secoué de tremblement. Comme cette fois là en 2005 aux championnats du monde d?athlétisme à Helsinki. Rien à dire, l?«émotion est beaucoup plus intense».

Defis et sacrifices</B>

Mais faute de moyens, ce n?est pas forcément possible. Et puis, il faut bien que quelqu?un supervise la gestion de leur cantine à Réduit et de leur bar au Champ-de-Mars. Pendant que Stéphan travaille. Car il s?agit bien d?un travail : être sportif de haut niveau. «Comme d?autres vont au bureau le matin, Stéphane, lui, va s?entraîner au stade. Parfois deux fois par jour. Et quand il rentre, nous mangeons ensemble. Il joue avec Milane aussi», raconte Joëlle Buckland.

Milane qui du haut de ses quatre ans est déjà très fière de son papa. Milane qui dit toujours courir «comme mon papa». Et qui voulait prendre l?avion avec lui pour Beijing. «Quand on va au stade avec Stéphan et qu?il fait des étirements, elle fait pareil», rigole Joëlle. Un petit bout de chou à qui son papa téléphone régulièrement lors de ses déplacements. «Depuis toujours, nous gardons contact lorsque Stéphan participe à des compétitions internationales. Par téléphone, SMS ou Internet mais depuis que Milane a grandi et qu?elle demande après son papa, il appelle encore plus régulièrement.»

Une petite qui ne demande jamais de poupées ou autre jouet à son athlète de papa. De Beijing, elle voudrait qu?il lui rapporte «des médailles». «Quand Stéphan part pour une compétition, elle lui demande toujours de lui ramener des médailles, indique Joëlle, et quand il rentre et qu?il a été sur le podium, les médailles finissent autour du cou de Milane. Elle peut les garder ainsi toute une journée. C?est tout un événement pour elle. Ensuite, elle les range elle-même dans sa chambre».

Et cette «envie de décrocher une médaille», Stéphan Buckland l?a toujours. Et même si la préparation de celui qui a fini à la 6e place lors des derniers jeux s?est faite sans anicroche, la famille Buckland reste objective. «C?est un grand défi. Mais Stéphan est quelqu?un de solide mentalement. Il va aborder cette compétition comme il le fait d?habitude. Etape par étape. S?il arrive en finale, ce sera déjà une bonne chose», souligne Joëlle. Et même s?il n?y arrive pas, elle n?en sera pas moins fière de lui. Car elle a été témoin des sacrifices qu?il a faits pour en arriver là. Des sacrifices par rapport à la famille et aux amis. Car l?athlète ne peut pas s?«amuser comme tout le monde».

Les JO de 2008 seront-ils les derniers de Stéphan Buckland ? «Etant donné qu?il a désormais 31 ans, peut-être. Mais s?il a la force, il continuera.» Avec Joëlle, Milane et Amery à ses côtés. Jusqu?à la ligne d?arrivée finale.

<B>Valérie OLLA</B>

<B>Tous les moyens sont bons pour suivre les jeux</B>

La cérémonie d?ouverture des Jeux Olympiques de Pékin a eu lieu hier à 16 h 08 heure locale. Quatre heures de différence entre Maurice et la Chine. Ce décalage compte car il aura une incidence particulière pendant les Jeux. Que signifie réellement ce décalage ? Juste que les jeux commenceront à 5 heures le matin et dureront toute la journée.

Ce décalage horaire fait que les Mauriciens auront des difficultés à suivre les Jeux Olympiques car ils seront tous au travail. Bien que cela semble être une situation difficile elle demeure gérable. Il existe plusieurs moyens qui permettront de suivre les jeux. Certaines firmes offrent à leurs employés la possibilité de suivre les épreuves de leur lieu de travail.

United Basalt Product a installé dans la cantine de son siège social un téléviseur qui retransmettra en direct les jeux toute la journée. Comme elle, d?autres firmes ont recours à cette pratique. L?hôtel Le Labourdonnais, au Caudan, Port-Louis, a également installé un poste de télévision dans la cantine de l?hôtel. Pour ceux dont les employeurs n?ont pas mis de téléviseurs à leur disposition, il existe d?autres méthodes pour ne pas être déconnecté. Les portables seront un atout majeur pour ceux qui veulent suivre ces jeux au travail, sans même avoir à quitter leur poste.

<B>SMS ET INTERNET...</B>

Les abonnés d?Emtel pourront, par exemple, recevoir des SMS concernant ces jeux. Il faudra au préalable qu?ils s?inscrivent à ce service, par SMS. Une fois cette étape franchie, les abonnés peuvent recevoir les messages concernant les olympiades. «Des mises à jour régulières seront assurées», explique-t-on du côté de l?opérateur.

Autre outil pour suivre les jeux sans être devant la télé c?est l?internet. Même si vous n?avez pas le temps de vous rendre sur les sites spécialisés toute la journée, vous pouvez être informé des derniers développements grâce aux flux RSS. Les sites internationaux tels que BBC Sports ou encore Reuters proposent cette facilité.

Certains lieux publics seront dans les jours à venir investis de fans de sports. Les téléviseurs installés dans le foodcourt du centre commercial Shoprite, à Trianon, diffuseront principalement les jeux pour les 17 jours à venir. Le restaurant Shooters, au Caudan, sera aussi à l?heure de Beijing. Les jeux seront retransmis sur les écrans du pub à partir de 11 heures, tous les jours.

Showbizz Entertainment Ltd compte également offrir un service spécial. Des informations quotidiennes défileront sur le bandeau au bas des écrans Showbizz, à partir de 17 heures en semaine, et de 18 heures le samedi. Des images des jeux, prises des chaînes satellitaires, seront également diffusées sur les écrans, au cours de la journée.

De tous les moyens de suivre les jeux, la télévision et la radio restent les plus utilisés. Alors que la MBC propose sur la chaîne 3 et sur le Sports Channel les Jeux Olympiques de 5 heures du matin à 21 heures, les chaînes satellitaires ne seront pas en reste. Les radios privées auront également un temps d?antenne réservé, avec des bulletins spéciaux, etc.

Vincent POTAGE</B>

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