Publicité

En attendant Dayal la saga continue...

22 mai 2004, 20:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

«Pu arreter, pa pu arreter ? » Dès le début du mois, les médias n?ont pas cessé d?annoncer l?arrestation de Raj Dayal, l?ex-commissaire de police, dans le cadre de l?enquête sur les pratiques frauduleuses du notaire Vinay Deelchand.

Des renseignements émanant des milieux proches des enquêteurs voulaient que Raj Dayal soit interpellé vendredi. Mais les jours passent et il n?a toujours pas franchi le portail des Casernes centrales.

En attendant, Antoine Chetty a décidé de ne plus faire de nouvelles révélations, explique son avocat Samad Golamaully. Son deuxième avocat, Me Rama Valayden a, lui, écrit au Premier ministre, vendredi, pour lui demander s?il y avait des ordres émanant des « highest quarters » pour interdire à l?Adsu d?arrêter Raj Dayal.

Selon la lettre de ce dernier, la raison pour laquelle Raj Dayal n?a pas encore été arrêté est qu?il a menacé de faire des révélations autour de l?affaire Gorah Issac.

Dans une deuxième lettre, cette fois adressée au commissaire de police, Ramanooj Gopalsingh, Me Golamaully fait part de ses craintes. Il dit avoir reçu des renseignements troublants selon lesquels sa tête ainsi que de celles de Rama Valayden et d?Ashley Hurranghee auraient été mises à prix pour la somme de Rs 1 million. L?exécuteur serait un Malgache?

Toujours dans l?affaire Deelchand, Antoine Chetty aurait évoqué devant les enquêteurs de l?Adsu, le cas d?un avoué qui aurait commandité l?agression de l?amie de son ex-épouse. Il aurait même réclamé la chevelure de la victime comme preuve de l?agression !

L?avoué nie les faits et se confie à l?express dimanche : « J?ai appris que l?amie de mon ancienne épouse a fait parvenir une lettre à l?Adsu, disant qu?elle avait des doutes sur le commanditaire de son agression. Elle m?a soupçonné parce que je connaissais Vinay Deelchand. Mais si j?avais commandité une agression, j?aurais commandité celle de ma femme et non pas celle de son amie, car on a divorcé parce qu?elle avait une liaison. »

Il dit connaître Vinay Deelchand depuis 1985, parce qu?ils travaillaient dans la même étude. « Je lui ai déjà servi deux mises en demeure en 2001 par rapport à des transactions foncières d?Agnis Properties et la dernière fois que je suis allé chez lui, c?était en 2001, et la dernière fois que je l?ai aperçu, c?était le 1er janvier 2004. J?étais en voiture et je l?ai appelé sur son portable pour lui souhaiter une bonne année. »

Publicité