Publicité

En 2050, une seule planète ne suffira plus

28 octobre 2006, 20:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

En 2050, l?humanité consommera deux fois ce que la planète peut produire en ressources naturelles, a affirmé cette semaine la WWF, le Fonds mondial pour la nature, dans un rapport qui montre que la destruction de notre environnement atteint un rythme jamais vu auparavant.

« Sur la base des projections actuelles, l?humanité utilisera (l?équivalent de) deux planè-tes en termes de ressources naturelles d?ici à 2050 », indique ce rapport bisannuel sur l?empreinte écologique de l?homme sur son environnement. Le calcul de l?empreinte écologique d?une population est effectué en évaluant la surface productive nécessaire pour répondre à sa consommation de ressources et pour absorber ses déchets.

À découvert sur le plan écologique

L?empreinte écologique de l?homme aurait en fait commencé à dépasser les ressources naturelles dès les années 80. Le taux de dépassement a, lui, été multiplié par trois entre 1961 et 2003, année où notre em-preinte écologique représentait 2,2 hectares par habitant. Le rapport estime que la Terre ne peut offrir qu?1,8 hectare par tête.

La consommation de nos ressources naturelles, quant à elle, dépassait de 25 % leurs capacités de régénération en 2003, contre 21 % en 2001, selon les calculs de l?organisation. Ce qui veut dire que la Terre a mis un an et trois mois à produire les ressources utilisées par les activités humaines dans la seule année 2003.

« Nous sommes gravement à découvert sur le plan écologique : nous consommons les ressources plus vite que la Terre ne les régénère », a souligné James Leape, directeur général de la WWF. Il a appelé de ses v?ux à ce que des « choix vitaux » soient faits pour l?avenir de la planète. Au premier rang des inquiétudes de l?organisation écologiste, on trouve la croissance rapide de la consommation de combustibles polluants, comme le pétrole, le gaz et le charbon, multipliée par neuf entre 1961 et 2003.

Un palmarès des mauvais élèves de l?empreinte écologique a été dressé. Dans l?ordre : les Émirats arabes unis, les États-Unis, la Finlande, le Canada, le Koweït, l?Australie, l?Estonie, la Suède, la Nouvelle-Zélande, la Norvège, le Danemark, la France et le Royaume-Uni.

Le Nouvel Observateur

Publicité