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Elles mettent la main à la pâte

28 juin 2007, 00:00

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Elles ont les yeux rivés sur les moindres gestes de Shelabay Babboo qui finit de garnir une pâte de gâteau. Elles étaient une vingtaine dans le centre communautaire de l’endroit jeudi dernier.

Pour bien maîtriser les techniques, les habitantes de cette localité viennent, voilà trois mois, pour apprendre les différentes étapes qui pourraient les orienter soit vers un métier ou, tout simplement, pour faire plaisir à la famille dans les grandes occasions comme les anniversaires ou pour célébrer des évènements marquants.

“Elles sont très appliquées. Certaines parmi elles ont même commencé à travailler la pâte, à la faire cuire au four à la maison avant de venir assister au cours”, explique l’animatrice Shelabay qui vient de Batimarais trois fois la semaine pour aider volontairement des habitantes de la localité.

“C’est la première fois que le centre connait une telle effervescence. Nous sommes contentes de découvrir cet art”, dit Nazma Ramjaun.

Outre cet engouement pour l’art d’enduire la pâte avec de la crème, la quinquagénaire veut aller plus loin : elle songe déjà à trouver le financement pour ouvrir une pâtisserie, un commerce (qui est en même temps un service ) qui fait cruellement défaut dans la localité. “Il suffit d’y croire et d’accélérer les démarches”, lui conseille une autre stagiaire. Elle souhaite aussi aller dans cette direction mais dans le cadre d’une société coopérative. “Ki fer dan lezot lendroi, zot reussi et pas ici ” ? dit Nazma. Après les étapes de cuisson et de décoration, Susma Ragoonundun, très en verve, se voit déjà devant son four confectionnant des gâteaux pour faire saliver ses enfants. “Je n’y manquerai pas. Avec le coût de la vie et les prix qui augmentent chaque jour, il est temps que nous commencions à mettre en pratique tout ce qui pourrait nous aider à faire des économies”, explique-t-elle. Mais le souhait de tous : avoir un four à leur disposition pour les travaux pratiques lors des sessions de formation.

“Nous essayons de remédier au plus vite à ce problème”, dit Bala Veerapen, secrétaire du centre communautaire de Camp-Diable. Le comité exécutif du centre suit de près l’évolution des cours.

“Nous sommes satisfaits. Les stagiaires sont très appliqués. Nous allons tout mettre en œuvre pour les soutenir si jamais elles sont intéressées par d’autres projets”dit Bala.

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