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Elle dit avoir été brûlée par son locataire
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Elle dit avoir été brûlée par son locataire
Les rapports entre propriétaires et locataires sont parfois tendus. Mais peu de locataires attentent à la vie de leurs propriétaires. Ce serait pourtant ce qui est arrivé vendredi soir dans l?Est, où Jotee, 36 ans, dont le compagnon loue une partie de leur maison à un mécanicien. Elle allègue avoir été brûlée par ce dernier.
Encore sous l?effet des sédatifs et de calmants, Jotee peine à mouvoir ses jambes sur le lit qu?elle occupe à la Burns? Unit de l?hôpital Victoria, Candos. Chaque tentative de mouvement la fait grimacer de douleur. Mais elle insiste car elle tient à montrer ce que son locataire, qu?elle qualifie de ?gran sovaz?, lui aurait fait alors qu?elle sommeillait sur le sofa de son salon vendredi soir. ?Mo espere ki lapolis tir li depi mo lakaz avan mo gaign desarz. Dir lapolis fer sa. Mo tro per?, dit-elle presque en larmoyant.
Soulevant sa chemise de nuit, elle montre ses cuisses, recouvertes du genou à l?aine d?épais bandages. Mais malgré l?aspect impressionnant des pansements et le fait qu?elle ait été perfusée au sang et au sérum depuis son admission à l?hôpital, son état ne serait pas trop grave.
A l?écouter, elle a joué de malchance dans son premier ménage. Son conjoint l?a abandonnée avec leur fillette sur les bras. Celle-ci est âgée de sept ans.
Depuis quatre mois, Jotee dit avoir emménagé avec un homme de dix ans son aîné pour assurer l?avenir de sa fille. Jusque-là, elles subsistaient grâce aux allocations de la Sécurité sociale, qui leur ont été supprimées depuis que Jotee a refait sa vie.
Elle n?était pas seule
Son compagnon loue trois pièces de leur maison au mécanicien et à sa femme. La salle de bains et les toilettes étant à usage commun. Et à croire Jotee, leurs locataires seraient des noceurs invétérés avec une hygiène douteuse ? ils ne nettoieraient jamais la salle de bains et les toilettes, depuis plusieurs mois et ne paieraient pas non plus leur loyer mensuel de Rs 2 000.
Le compagnon de Jotee étant de santé fragile, c?est elle qui aurait mis la pression sur les locataires : qu?ils règlent leurs dettes ou alors ce sera la porte. ?Monn met zot lapolis me la polis dir bizin avoue ek avoka pou tir zot. Me nou pena kas pou sa?, se lamente-t-elle, expliquant qu?ils ne subsistent que sur les revenus de son compagnon qui travaille comme maçon.
Vendredi, ce dernier rappelle le locataire à l?ordre. Jotee qui est enrhumée et quasiment aphone, ne se mêle donc pas à la discussion. Dans la soirée, son compagnon et sa fillette ayant été se coucher, elle se prélasse sur le sofa et s?endort. Jusqu?à ce qu?elle réalise qu?elle n?est pas seule dans la pièce.
Son locataire aurait pénétré chez elle. ?Monn trouv li rap enn zalimet et jet li lor mo robe de samb?, allègue-t-elle. Le tissu léger se serait aussitôt enflammé alors que le coupable se serait enfui.
Ne pouvant appeler au secours, elle se serait mise à taper de toutes ses forces sur le sofa. En venant éteindre le feu avec une couverture, son compagnon se serait brûlé aux mains. C?est lui qui l?a d?ailleurs coduite à l?hôpital de Flacq.
Depuis qu?elle est hospitalisée, Jotee a été interrogée à quatre reprises par les policiers. Cette insistance ne serait pas étrangère au fait qu?en la faisant admettre dans le centre de soins, son compagnon aurait déclaré qu?elle a mis le feu à ses vêtements à la suite d?une dispute avec leur locataire. Jotee persiste, elle, à dire que son ?misie inosan? et que ses brûlures seraient l??uvre de leur locataire. Ce dernier est recherché depuis vendredi.
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