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Elections en France : vague rose confirmée

28 mars 2004, 20:00

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La gauche a confirmé hier son avantage au second tour des élections régionales en France. Le score est sans appel. Selon TNS-Sofres, les listes de gauche obtiendraient 49,8 % des voix, les listes de droite 37 % et le FN 13,2 %.

Pour la première fois depuis l?élection des conseils régionaux au suffrage universel direct, la gauche prend le contrôle de plus de la moitié des 22 régions métropolitaines. Elle l?aurait emporté dans au moins 17 régions, selon les estimations de l?institut de sondage Ipsos. ?Plus qu?une victoire annoncée, c?est une gifle monumentale que la droite vient d?accuser? , écrivait dès hier soir le journal Libération.

Le sursaut du ?peuple de droite? sur lequel avait misé Matignon n?a pas eu lieu. Comme au premier tour, dimanche dernier, la baisse de l?abstention profite à la gauche. Particulièrement emblématique de cette vague rose, la perte de la région Poitou-Charente, fief de Jean-Pierre Raffarin, est désormais entre les mains de la socialiste Ségolène Royal.

La gauche remporte son pari contre le seul ministre UDF du gouvernement, Gilles de Robien, en arrachant la Picardie. Autre preuve d?une claque pour la droite, l?Auvergne, où Valéry Giscard d?Etsaing jouait sa dernière présidence : la liste menée par Pierre-Joël Bonté serait en passe de l?emporter.

Pour Alain Juppé, ?l?échec est grave?. Refusant ?toute langue de bois?, le président de l?UMP estime ?qu?il faut continuer à agir, mais différemment? et qu??il faut être plus à l?écoute?. Il convient de donner ?un nouvel élan? en se rassemblant autour du président.

Le dirigeant de droite , François Fillon, a reconnu une ?défaite extrêmement grave? pour le gouvernement et la majorité.

Le socialiste Jack Lang a estimé que la vague rose, confirmée au second tour, était l?expression du refus des ?projets funestes? du gouvernement.?Les Français, à travers ce vote, (...) ont envie de dire à l?exécutif : retirez ces projets funestes contre l?école, la recherche scientifique, les acquis sociaux, la santé. Le pays s?est exprimé avec force et dit «ces projets-là nous n?en voulons pas»?.

Donnée gagnante, Ségolène Royal, chef de file des socialistes dans la région Poitou-Charentes, annonce ?la fin d?un système? et ?le début de la démocratie participative?.

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