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Eko-Rod au septième ciel

24 août 2004, 20:00

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Eko-Rod , un groupe créé par Valen Pierre Louis à Rodrigues pour défendre le séga traditionnel (séga kordéon et aujourd’hui le reggae, le ragga ou le hip-hop ) a laissé son empreinte à la Réunion, plus précisément à Massalé et à Cilaos où il a donné deux concerts.

Invités par Christian Allard le responsable du groupe Maronèr, les neuf musiciens de ce groupe ont participé à la première édition du Sakifo Music Festival qui avait eu lieu les 6, 7 et 8 août grâce au soutien du Conseil général et de la Commune de Saint-Leu.

Eko-Rod a réussi de fort belle manière à faire résonner sa musique et à faire vibrer le public réunionnais.

A ce concert, il y a eu la participation de 32 groupes et musiciens de l’océan Indien ainsi que de ceux d’autres coins du monde.

Parmi ceux-là Pat Jaune, Danyel Waro, Maronèr , Salem Tradition, La Krawzé, Légo de Madagascar, Blufunk de Keziah Jones, le chanteur anglo-nigérian, Le Baûls du Bengale, Asian Dub, Jhonny Clegg d’Afrique du Sud, Senôr Coconut d’Amérique Latine, Corneille, le chanteur d’origine rwandaise, Lelou Menwar de l’île Maurice, Stanley Beckford de la Jamaîque, Popa Chubby des Etats-Unis et d’autres.

<B>Des autographes</B>

Valen, Ti-Louis pour les intimes, directeur du groupe Eko-Rod, encore sous le charme de l’accueil qui a été réservé à sa troupe, ne cache pas sa satisfaction. “On ne s’y attendait pas du tout. On n’aurait jamais imaginé que nous serions sollicités pour signer des autographes”, dit-il dans son studio, à Palissade en présence de Jacques Leclerc Farla, le claviste.

Selon Valen, ses artistes ont fait bouger le public sur de nouveaux rythmes pendant ce festival et ils ont eu la possibilité d’avoir cette ouverture vers les autres.

C’est le sens du professionnalisme des organisateurs de Sakifo sur le plan de l’organisation, qui a retenu l’attention de Valen et de ses amis. “Il faut le reconnaître, Nous avons encore beaucoup à apprendre d’eux. C’était très enrichissant”,dit modestement Valen.

Il cite le respect de horaires de balance de son et de passage au concert . “Aucun artiste ou groupe n’avait le droit de dépasser ou d’être en retard ou d’apporter des modifications aux horaires arrêtés”, dit-il.

Cet échange, qui a permis aux artistes rodriguais de rencontrer, de croiser et de découvrir un nouveau monde, trouve son origine dans une belle rencontre qui mérite qu’on en parle.

En l’an 2000, Christian Allard avait la folle envie de découvrir l’île Rodrigues profonde. Sans le savoir, il s’embarque sur le même vol Maurice-Rodrigues que Valen. Les deux artistes échangent quelques mots. Ils partagent leur passion commune. Curieusement, Valen découvre que, comme lui, Christian puise sans cesse son inspiration dans le passé et le présent pour s’exprimer à travers la chanson.

“C’est ainsi que j’ai découvert que le groupe Maronèr propose sur scène le séga métissé de reggae et de maloya.”

Christian et Valen veulent aller au-delà de cette conversation en vol. A leur arrivée à Rodrigues, ils se fixent rendez-vous pour mieux se connaître. Le meneur du groupe Eko-Rod offre son premier CD intitulé Babylone dans Rod au chef d’orchestre de Maronèr.

En l’an 2003, après une participation à Malabar pour commémorer l’abolition de l’esclavage, Ti-Louis décide d’aller, à ses propres frais, poser sa valise à l’île de la Réunion. Il découvre là-bas un nouveau mode de fonctionnement des studios où jouent les musiciens de Maronèr.

A son retour dans son village natal à Palissade, quelques jours après son passage aux Seychelles pour un concert, Ti-Louis n’oublie pas la proposition qui lui avait été faite par Maronèr. Il réunit autour de lui quelques musiciens rodriguais pour accorder leurs violons.

Comme ils se croisaient souvent dans les hôtels dans l’île, Ti-Louis n’éprouve aucune difficulté à mettre en place une structure de gestion pour préparer sérieusement cette grande tournée à l’île de la Réunion Résultat. Ils ont fait de leur mieux pour plaire et ils ont plu.

En attendant Eko-Rod poursuit son petit bonhomme de chemin. Après l’île de la Réunion, les artistes caressent l’espoir d’être invités pour un concert à Maurice.

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