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Eid-Ul-Fitr, symbole du partage et des remerciements à Dieu
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Eid-Ul-Fitr, symbole du partage et des remerciements à Dieu
Timide. Tout juste un croissant. Mais juste ce qu?il fallait pour que prenne fin le ramadan. Et que soit célébrée, aujourd?hui, l?Eid-ul-Fitr. C?est avec ferveur et dévotion que les musulmans ont attendu ce moment. Ils étaient quelques-uns, hier, de Grand-Baie jusqu?au Morne, qui s?étaient rassemblés pour attendre l?apparition de la nouvelle lune. Elle a été aperçue un peu après 18 h 45. Comme la Jummah Mosque le prévoyait.
Et pour être bien sûr de ne pas la rater, la Jummah Mosque avait mobilisé plusieurs équipes. «Uniquement des gens formés. Car observer l?apparition de la lune est toute une technique. On ne regarde pas l?horizon comme ça en attendant la lune. Il faut regarder l?horizon dans une certaine direction, à un certain degré», explique Nissar Ramtoola, président de la Jummah Mosque. Hier soir, la visibilité de la lune était «facile en principe». A un «angle d?élévation de 12°».
Nissar Ramtoola explique que la fête d?Eid est «un moment de joie et de bénédiction pour le musulman qui a fait tous ses devoirs, qui s?est acquitté de toutes ses obligations». Comme celui de jeûner ou encore de s?acquitter de l?aumône obligatoire.
Dans son message à l?occasion de Eid, le mufti Muhammad Ishaaq, du Jummah Masjid, demande aux musulmans de ne pas perdre les bonnes habitudes prises durant le ramadan. «Ne gaspillons pas cet entraînement d?un mois. Changeons notre style de vie pour le plaisir de notre Créateur. Continuons à faire de bonnes actions même après le ramadan.»
Car durant le ramadan, les enfants que l?on nomme des Hafiz Ul Quraan, ont mémorisé les trente chapitres du Coran. Des chapitres qu?ils auront récités lors de la prière du soir. Sans même jeter un ?il au Coran.
«Le plus jeune Hafiz Ul Quraan à Maurice a neuf ans», note le président de la Jummah Mosque. C?est lundi soir que la récitation du Coran s?est achevée dans les mosquées de l?île.
Ceux qui le souhaitaient auraient pu consacrer les dix derniers jours du ramadan au «iteekaaf», une retraite spirituelle. Destiné à ceux qui cherchent à se ressourcer, ce temps fort impose au pénitent d?être totalement coupé du monde. Les dix derniers jours du ramadan sont aussi marqués par le «sabina», une prière spéciale qui a lieu la nuit. Celle de l?Eid, elle-même, est une nuit «très bénie». «Le prophète avait passé la nuit en prière», souligne Nissar Ramtoola.
Et le jour de la fête de l?Eid, pas de «fla-fla» ou de grandes célébrations. La part belle est plutôt faite aux remerciements à Dieu ainsi qu?au partage. Le matin de la fête, c?est une prière spéciale après le lever du soleil qui inaugure la journée. Cette journée de fête sera également l?occasion de rendre visite aux parents et grands-parents. D?avoir aussi une pensée spéciale pour ceux qui ne sont plus de ce monde. Des prières seront dites à leur intention.
Sans oublier le traditionnel déjeuner familial autour d?un bon briani, de vermicelle et de lait aux amandes. Et pour que ceux qui sont dans le besoin puissent quand même célébrer la fête de l?Eid, en sus du zakaat, l?aumône obligatoire que font les musulmans durant le ramadan, le jour de la fête de l?Eid, les «possédants» doivent également s?acquitter de la Zakaat Ul Fitr. Afin que les pauvres puissent s?acheter le nécessaire pour célébrer l?Eid-ul-Fitr. Cette année, «au minimum Rs 75», souligne Nissar Ramtoola.
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