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Edgard Razafindravahy, Président du groupe Prey de Madagascar

14 juin 2008, 00:00

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Le groupe Prey s?intéresse à Maurice pour y investir. En tant que président de ce prestigieux groupe malgache, pouvez-vous nous en dire plus ?

Cela remonte maintenant à une dizaine d?années que nous envisageons d?investir à Maurice. Nous sommes pour l?essentiel dans l?agroalimentaire, dans la boulangerie industrielle et la viennoiserie ; des produits dérivés de la farine de blé. Nos investissements portent plus précisément sur du pain ou de la viennoiserie cru ou précuit en surgelé.

Nous avons eu l?idée de venir à Maurice et d?investir ici grâce au succès de notre partenariat avec La Sentinelle. L?histoire d?amour entre La Sentinelle et Express Madagascar dure depuis quatre ans maintenant et nous en sommes tous satisfaits. Nous nous sommes toujours dit qu?il est temps d?approfondir cette relation afin de lui donner une dimension régionale.

Un désir qui se concrétise avec ce projet industriel qui sera installé dans la zone franche mauricienne. 20 % de la production sera destinée au marché local. Les 80 % restants concernent l?exportation vers les pays de la région, précisément ceux de la Southern African Development Community.

Avez-vous d?autres projets à Maurice ?

Nous comptons aussi sur l?exportation de grains secs de Madagascar vers Maurice. Le groupe Prey est déjà présent dans le secteur de l?exportation dans la région. Nous exportons des produits locaux tels que le riz et le girofle. Nous envisageons d?envoyer vers Maurice des grains secs (haricots blancs, pois, etc..) qui font partie des produits d?importation de Maurice.

Pour en revenir aux relations entre le groupe Prey de Madagascar et le groupe «La Sentinelle» de Maurice, quel bilan faites-vous de ces quatre années écoulées ?

Ce sont des relations d?affaires mais il y a également une relation de confiance qui s?est instaurée. C?est un partenariat à tout point de vue positif, totalement réussi. J?ai toujours rêvé d?avoir un partenaire mauricien et de faire des affaires dans la région. Maintenant je l?ai trouvé et j?en suis très satisfait. Le bilan est absolument profitable pour chacun des deux groupes. A Madagascar, nous venons d?investir dans une presse rotative toute neuve pour Express Madagascar. C?est une première dans ce pays.

Votre groupe ne s?intéresse-t-il pas à d?autres horizons médiatiques à Madagascar ?

Le groupe Prey en est à trois départements pour le moment. Le département industriel porte sur les activités de transformation de céréales et des activités liées à la rizerie, la minoterie, la maïserie et bien entendu la boulangerie industrielle, «Moufrey». Le deuxième département s?occupe des activités commerciales : l?imprimerie, les activités d?achat et de revente et des activités de services dont s?occupe une société nommée SITRAM.

Le pôle médias dont fait partie Express Madagascar concerne trois stations de radios, une station télé et des titres de presse, notamment le quotidien l?Express, un quotidien à fort tirage en langue malgache, un hebdomadaire, l?Hebdo de Madagascar et maintenant un magazine économique mensuel, le Mada Business Journal.

L?on vous prête d?avoir des ambitions politiques à Madagascar. Que répondez-vous à ces rumeurs ?

Non, c?est totalement faux. Ces allégations sont mensongères. Je ne m?intéresse pas à la politique. Je ne fais pas de la politique. Je suis et je demeure un homme d?affaires. Comment veut-on que je devienne homme politique quand je ne suis pas né dans un tel milieu et que je n?ai jamais été à cette école ? La politique ne m?intéresse pas, je vous le répète. Bien sûr, je suis un homme de média, avide de vérité et dénué de complaisance. Est-ce que cela fait de moi un homme politique ? Je crois que non. Pour être un patron de presse, vous n?êtes pas obligé d?être un politicien. Ce sont des allégations non-fondées, absolument gratuites. La politique ne fait pas partie de mes préoccupations.

<I>Propos recueillis par</I> Nico PANOU

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