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Découverte d?un lieu magique :la Réserve des Mascareignes
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Découverte d?un lieu magique :la Réserve des Mascareignes
«À la rencontre d?un lieu magique», tel est le slogan que l?on peut trouver sur les fascicules descriptifs de La Vanille. Un slogan déjà annonciateur.
En effet, le lieu enchante non seulement par les espèces rares qu?on peut y trouver, mais aussi par sa flore spectaculaire. Construite sur les terres d?une propriété sucrière à l?emplacement de plants de vanille, le choix du site fait déjà tout le charme de cette réserve.
Pourtant, l?entrée ne laisse pas deviner un lieu hors du commun. On y pénètre en passant par une petite case créole, à côté dans un enclos : des ânes, chèvres, cerfs, jusqu?à présent rien de très original, en tous cas pour l?île Maurice. Mais une fois la porte franchie, la cage aux crocodiles nous propulse tout de suite dans une autre dimension.
La visite continue avec les tortues géantes d?Aldabra qui impressionnent par leur corpulence. Les enfants s?amusent à les chevaucher. Puis, au fur et à mesure de la visite, on peut admirer d?autres espèces rares comme les iguanes d?Amérique du Sud, les grenouilles géantes, les carpes Koi, les chauves-souris frugivores sans omettre l?insectarium où plus de 20 000 espèces de papillons et d?insectes sont exposés. Collection exceptionnelle recueillie par Jacques Siedlecki. Ce Français arrivé à Maurice depuis peu, quatre ans seulement, nous fait partager sa passion tout au long de la visite de l?insectarium. «C?est 30 ans de travail», nous dit-il avec fierté.
<B>L?acteur principal reste le crocodile</B>
Ces 30 ans de passion, il a décidé d?en faire le partage avec la réserve en lui louant sa collection personnelle. Même pour un visiteur qui n?a aucune connaissance du monde des insectes, les différents tons de couleurs et les noms orignaux des insectes retiennent l?attention. C?est un travail de patience et de précision, «plus encore pour la préparation que pour la chasse des insectes», nous explique le collectionneur en nous détaillant minutieusement le travail de séchage des papillons.
Le crocodile reste quand même l?acteur principal du parc. On le retrouve tout au long de la visite, selon les espèces et selon leur âge. Sur 2 000 crocodiles, 300 sont destinés à la maroquinerie ou à la cuisine. On peut ainsi déguster l?animal au Crocodile affamé à l?intérieur du parc, ou encore revenir avec un sac ou une ceinture en peau achetée à la boutique souvenir. «Tout est utilisé dans le crocodile, de la tête aux pattes», nous dit notre guide. En effet, même les pattes sont utilisées en guise de gratte-dos .
Pourtant, les responsables ont bien essayé de casser cette image d?un parc exclusivement centré sur le crocodile. D?où la création de l?insectarium il y a quatre ans, l?inauguration d?un parc d?enfants l?année dernière, et le nouveau nom du lieu : Réserve des Mascareignes, au lieu de Crocodile Park.
Le but : faire venir plus d?enfants. Défi gagné car ces derniers gambadent un peu partout dans le parc. Ils ne savent plus où donner de la tête : entre tortues, singes et crocodiles. Autre priorité : sensibiliser davantage la clientèle mauricienne.
Les Mauriciens semblent, il est vrai, se raréfier dans le parc, même si Anglais, Français, Allemands sont au rendez-vous.
Dans le parking, beaucoup de taxis et de navettes des voyagistes. Il faut dire que le site est très excentré, ce qui ne facilite pas les choses. L?assistante marketing du lieu dit attendre beaucoup de la fête de ce week-end. Les prix spéciaux pour la visite, les autobus gratuits affrétés dans toute l?île et les nombreuses animations sur place devraient, en effet, réjouir plus d?un Mauricien, grand ou petit.
<B>par Alice DE COMARMOND</B>
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