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DWC : l?appel à la raison de Rashid Beebeejaun

17 décembre 2006, 00:00

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La situation ne semble guère s?améliorer entre les employés de la Development Works Corporation (DWC) et le gouvernement. Les propositions avancées jusqu?à présent par ce dernier n?ont pas trouvé un écho favorable. De leur côté, certains des employés de la DWC poursuivent leur grève de la faim commencée le 12 décembre.

Le vice-Premier ministre et ministre des Infrastructures publiques, Rashid Beebeejaun, a tenu une conférence de presse, hier, pour lancer un appel aux grévistes afin qu?ils mettent fin à leur action. Il a été rejoint dans sa démarche par l?Attorney General, Rama Valayden et le ministre du Travail, Vasant Bunwaree. « Il s?agit là d?un drame humain et nous souhaitons apporter à ces employés une solution qui leur est satisfaisante », a déclaré Rashid Beebeejaun.

Pour les employés âgés de cinquante ans, la proposition du gouvernement est comme suit : un mois et demi de salaire pour les cinq prochaines années de service. Les licenciés de cette entreprise gouvernementale avaient catégoriquement rejeté le montant des indemnités proposées par le gouvernement. Ils réclament, eux, des indemnités de licenciement équivalant à trois mois de salaire par année de service.

<B>« Nou na pas pou arret nou aksyon »

Outre le « package », leur syndicat, par la voix de Deepak Benydin, président de la Fédération des syndicats des corps constitués, avait lors des multiples réunions avec les autorités, demandé à ce que les employés soient reclassés dans d?autres structures gouvernementales, expliquant qu?ils feraient face à « d?énormes difficultés » pour trouver un autre emploi compte tenu de leur âge.

Le ministre du Travail a, pour sa part, expliqué qu?une aide serait apportée à ceux désirant être déployés dans le privé. « Il y a un desk qui fonctionne en permanence au ministère pour s?occuper de leur cas. Il faut toutefois qu?ils viennent s?y présenter », a-t-il fait ressortir. S?appuyant sur des chiffres, il a expliqué que seulement 40 employés s?étaient présentés à ce comptoir et 29 d?entre eux avaient déjà été redéployés.

À quelques centaines de mètres de l?hôtel du gouvernement, devant les locaux de la DWC, les employés de cet organisme, réunis sous une bâche, poursuivent leur mouvement de grève. Ils protestent contre la fermeture de la DWC et les propositions qui leur ont été faites par le gouvernement. « Nou na pa pou arret nou aksyon tan ki nou na pa gagn satisfacsyon. Zot na pa kapav met nou dehor coum ca. Nou ena fami pou nouri, nou ena zenfan pou envoy lekol », laissent entendre, unanimes, les quelques employés regroupés devant leur ancien bureau. Les grévistes affichent, eux, une mine fatiguée après quatre jours de jeûne.

La fermeture de cet organisme parapublic spécialisé dans la construction de bâtiments publics avait été annoncée dans le budget 2006-2007 pour cause de dettes. À juin 2005, la DWC enregistrait un déficit de l?ordre de Rs 418 millions. « Le gouvernement a dû chaque année combler le déficit de cet organisme. Les sommes variaient entre Rs 52 et Rs 74 millions », a expliqué le vice-Premier ministre et ministre des Infrastructures publiques.

Rashid Beebeejaun, voulant démontrer sa détermination à venir en aide aux employés de la DWC, s?est dit disposé à vendre le matériel de cet organisme à des prix « dérisoires » à ceux qui envisageraient de créer leur propre entreprise dans le domaine de la construction. « Comme aucun investissement n?a été fait pour moderniser le matériel utilisé par la DWC, il s?agit pour la plupart de matériels de construction obsolète. Nous sommes disposés à le vendre aux employés s?ils le veulent », a réaffirmé le vice-Premier ministre.

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