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Du grabuge dans les saletés au Nord

10 mai 2006, 00:00

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Comme les immondices, les plaintes se sont accumulées. Advance Cleaning se retrouve dans de sales draps. Le conseil des districts du Nord a envoyé, fin avril, un dossier à charge au Central Tender Board (CTB), pour demander la résiliation du contrat. La direction de l?entreprise avance une série de facteurs ayant contribué au retard du ramassage d?ordures ménagères.

Les services de voirie portent sur sept villages des districts de Pamplemousses et Rivière-du-Rempart. Leur contrat vaut Rs 1,7 m pour trois ans à partir de début 2005. La direction du conseil affirme que les premières plaintes interviennent vers fin 2005. Les directeurs d?Advance Cleaning sont appelés à s?expliquer. ?Par la suite, nous n?avons pas eu de reproches à leur faire car la qualité de leurs services était revenue à la normale?, affirme le président du conseil, Ranjiv Woochit. Début avril, dit-il, les plaintes recommencent à pleuvoir. Les directeurs d?Advance Cleaning sont appelés, à ?maintes reprises?, à améliorer leurs services. ?Ils nous disaient que ce sera chose faite, mais en vain.?

L?executive officer d?Advance Cleaning, Christian Ng, affirme, lui, que les services ont commencé à souffrir début 2006, à l?issue de la campagne de deux jours à Triolet qu?avait lancée le ministère de l?Environnement. ?La compagnie avait joué le jeu. Mais les habitants ont poursuivi la campagne. Et nous nous sommes retrouvés avec plus d?immondices telles que des branches d?arbre et des feuilles de tôle, alors que nous ne sommes là que pour ramasser les ordures ménagères.?

Subséquemment, selon Christian Ng, la situation s?est corsée avec le taux d?absentéisme élevé et les travailleurs atteints du chikungunya. ?Le conseil de districts nous avait donné jusqu?au 15 mai pour rattraper le retard. Nous sommes surpris qu?il ait décidé de demander la résiliation de notre contrat, d?autant que le problème ne touchait pas tous les villages tombant sous notre responsabilité.? De fait, précise Ranjiv Woochit, le comité de la santé décide de référer le dossier au CTB et au ministère des Administrations régionales. Le conseil est toujours dans l?attente d?une réponse. Cependant, il se pose déjà des questions sur les moyens financiers à sa disposition pour payer une autre compagnie pour ces services.

Toutefois, Christian Ng rappelle que les services de voirie sont un dur métier: ?Nous ne sommes pas les seuls à faire face à ce problème.?

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