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Douze aéroports menacés de fermeture

5 avril 2006, 20:00

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Le désengagement n’a pas que du bon. Douze aéroports secondaires sont aujourd’hui menacés de fermeture après le désengagement de l’état de leur gestion. Faute de repreneurs valables, les aéroports d’Ambalavao, Ambilobe, Andapa, Ankazoabo, Ampanihy, Bealanana, Befandriana Nord, Beroroha, Betioky, Malaimbandy, Mandabe et Vaingandrano se destinent en ce moment vers l’abandon.

L’Aviation civile de Madagascar (ACM), principal responsable de ces infrastructures, annonce déjà que sans une solution fiable dans les mois à venir, la fermeture pourrait être la seule alternative possible pour ces aéroports. L’ACM a lancé les 21 et 27 octobre 2004 des appels à manifestation d’intérêt à l’endroit des opérateurs financiers pour la gestion et l’exploitation des 44 aéroports secondaires malgaches.

à part ces douzes sites, tous les autres aéroports ont trouvé preneurs. Pour pallier à cette lacune, l’ACM a mis en place l’Entreprise de gestion et de maintenance des aéroports (Egma)dont le contrat provisoire de gestion a expiré le 31 décembre 2005. “Une prolongation du contrat permet aujourd’hui de garder encore ouvert ces aéroports”, explique François Randriamahandry, directeur général de l’ACM.

“Nous avons déjà sollicité la participation des responsables des régions et des districts pour reprendre les aéroports proches de leur localité”, soutient François Randria-mahandry. Les autorités délocalisées pourront intégrer dans leur budget l’entretien et la maintenance des sites. Cette option a le mérite d’offrir une nouvelle vie à ces aéroports.

Initialement, le but avoué du désengagement de l’état était le développement de l’aéroport et par ricochet de la région. “Il s’agit d’offrir aux passagers une meilleure qualité dans la prestation des services et de rentabiliser ainsi les infrastructures par le nouveau gestionnaire”, a avoué, à l’époque, Zaza Manitranja Ramandimbiarison, ancien vice-premier ministre, responsable des transports.

Des sommes faramineuses engagées</B>

La situation s’est avérée moins reluisante dans la réalité. L’absence de trafic régulier et de vols ponctuels constituent les principales raisons de l’absence d’intérêt de la part des opérateurs durant l’appel à manifestation d’intérêts. Certains aéroports ne reçoivent qu’un avion par semaine. La majorité des 44 sites concernés par cette mise en concession sont des petits aéroports. Ils n’emploient qu’un faible effectif de personnel.

Celui d’Ambalavao n’a qu’un seul opérateur qui s’occupe de tout.Jusqu’à maintenant, l’ACCM prend en charge le budget de fonctionnement de ces aéroports.

“L’entretien et la maintenance de ces sites engagent des sommes faramineuses pour l’état”, révèle le directeur général de l’ACM. “L’absence de trafic handicape les aéroports qui misent surtout sur les taxes et redevances pour survivre”, continue-t-il. L’initiative du gouvernement de se désengager des activités liées à la gestion des aéroports rencontre aujourd’hui un obstacle de taille.

<B>Réajustement probable des taux et redevances aéroportuaires</B>

Un projet de décret pour ajuster les tarifs des taxes et redevances aéroportuaires est actuellement en cours d’élaboration.

La tarification des taxes et redevances appliquées sur le transport aérien est ridicule par rapport aux coûts d’exploitation. L’Aviation civile de Madagascar (ACM) prévoit de redéfinir les taux afin de mieux alimenter les caisses des nouveaux concessionnaires des aéroports.

“L’autonomie financière des aéroports est à la clé”, assure le directeur général de l’ACM François Randriamahandry. “Le taux des redevances appliqué alors n’arrivait pas à subvenir aux dépenses d’exploitation et de maintenance de ces sites”, explique le directeur général de l’Acm. “Il est aujourd’hui impératif de réajuster les tarifs si nous voulons que ces aéroports soient autonomes et que l’état se désengage effectivement du secteur”, insiste-t-il. Rappelons que selon l’arrêté interministériel n° 8212/2002 du 10 décembre 2002, les redevances aéroportuaires sur les aérodromes malagasy portent sur atterrissage, le stationnement, l’usage des dispositifs d’éclairage, l’usage des aides et services route, l’usage d’installation pour les personnes transportées, le fret et la distribution des carburants aviation.

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