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Dos Santos, l?efficacité avant tout

6 février 2004, 20:00

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Le Brésilien récemment naturalisé tunisien fait les beaux jours des Aigles de Carthage depuis le début de la CAN 2004 avec trois buts marqués au cours des trois premiers matchs.

Francileudo Dos Santos Silva est un garçon décidé et pragmatique. Issu d?une famille de 7 enfants élevés par un père agriculteur et une mère couturière, il comprend très vite que son talent de footballeur peut lui permettre de gagner sa vie et qu?il faudra s?adapter lorsque les événements viendront contrarier ses ambitions.

Il a 17 ans lorsque Raimundinho, l?ancien joueur brésilien devenu recruteur du Standard de Liège, le repère dans les rangs de Sampaio. Il devra vaincre les réticences de ses parents qui redoutent de voir leur fils s?exiler. Le 23 janvier 1996, le jeune homme atterrit en Belgique, au Standard de Liège.

Le nouvel entraîneur du Standard, Tomislav Ivic, décide de ne plus l?aligner et Santos doit se mettre à la recherche d?un nouveau club. Les propositions sont rares et c?est finalement l?Étoile du Sahel, à Sousse en Tunisie, qui l?intègre dans son effectif. Sur place, un homme a repéré les qualités du jeune Brésilien. Cet homme n?est autre que le découvreur d?un certain Zinedine Zidane. Il s?agit de l?entraîneur français Jean Fernandez.

En deux saisons, sous la férule de Jean Fernandez, Santos qui porte le n°11 inscrit (le plus souvent du pied droit) la bagatelle de 32 buts en 50 matchs. Séduits par son talent, les dirigeants de la fédération tunisienne lui proposent de changer de nationalité pour intégrer l?effectif des Aigles de Carthage.

Santos décline la proposition. À l?époque, il espère encore attirer l?attention des dirigeants brésiliens et ne rêve que d?endosser le maillot de la Seleçao. Mais la Tunisie ne lui sera jamais indifférente. C?est là qu?est né son fils, Felipe-Leonard.

Lorsque Jean Fernandez rentre en France pour prendre en mains les destinées du FC Sochaux, Santos lui emboîte le pas quelques mois plus tard en 2001. À l?époque, Santos serait arrivé avec un passeport portugais affirment aujourd?hui les dirigeants sochaliens.

Dès sa première saison en France, il trouve à 21 reprises le chemin des buts, décroche le titre de meilleur buteur de deuxième division et se voit couronné « meilleur joueur du championnat. »

Souvent qualifié d?attaquant « de poche », du haut de ses 168 cm Santos affole les défenses adverses et il semble avoir tous les atouts pour s?imposer en première division. Mais le retour de Sochaux parmi l?élite tourne au calvaire pour le Brésilien. La confiance, indispensable à tous les buteurs, semble s?être évanouie et une blessure l?écarte des stades pendant près de six mois. Santos n?a véritablement retrouvé son plein rendement qu?au cours de la saison 2003-2004 avec 10 buts inscrits au cours des 16 premiers matchs du championnat.

DÉCOURAGÉ EN VOYANT ELBER?

Au cours de sa période d?inactivité forcée, Santos a dressé un premier bilan de sa carrière. À 24 ans, il sait que ses chances d?être un jour titularisé au sein de l?équipe du Brésil sont minces pour ne pas dire infimes.

« Quand je voyais qu?Elber était le meilleur buteur du championnat allemand avec le Bayern de Munich et qu?il ne jouait même pas avec le Brésil, je ne voyais pas Santos le faire alors qu?il joue à Sochaux. Donc, j?ai tenté ma chance avec la Tunisie », raconte Santos dans une récente interview. Sa naturalisation est intervenue le 1er janvier 2004 soit trois semaines avant le coup d?envoi de la CAN. La suite on la connaît?

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