Publicité

Dominique de Villepin préside le conseil des ministres

8 septembre 2005, 20:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Son intérim a valeur de symbole dans un contexte de rivalité croissante avec Nicolas Sarkozy pour l’élection présidentielle de 2007. Le Premier ministre et le ministre de l’Intérieur ont eu lors du conseil “un échange” sur la Turquie, a déclaré le porte-parole du gouvernement, Jean-François Copé, rendant compte exceptionnellement des discussions entre ministres.

A la tête de l’UMP, Nicolas Sarkozy s’oppose à l’adhésion d’Ankara à l’Union européenne et propose un partenariat privilégié. “Le Premier ministre a rappelé quelle était la position de la France”, a souligné Jean-François Copé. “Il l’a rappelé d’autant plus que le président de la République avait eu l’occasion de la préciser lors de la conférence des ambassadeurs (fin août), à la fois le souci d’obtenir de la Turquie les clarifications nécessaires à la suite de ses déclarations concernant l’union douanière et la nécessité de parvenir à une position commune à 25”, a-t-il dit.

Le Premier ministre est le quatrième chef du gouvernement de la Ve République à présider un conseil des ministres, en vertu de l’article 21-4 de la Constitution. Georges Pompidou, en 1964, Pierre Bérégovoy, en 1992, et Edouard Balladur, en 1994, l’avaient précédé. Dominique de Villepin a pris place dans la salle du conseil “à la place du président” et Nicolas Sarkozy, “ministre d’Etat”, était assis “en face” de lui, a ajouté Copé.

<B>“Une longue marche”</B>

Le porte-parole du gouvernement s’est attaché à banaliser l’événement, confirmant que le chef de l’Etat sortirait “dans les tout prochains jours, d’ici la fin de la semaine” de l’hôpital militaire parisien du Val-de-Grâce où il a été admis pour un petit accident vasculaire vendredi dernier. “Le président de la République est en très bonne forme, il vient de passer une heure avec le Premier ministre pour préparer le conseil des ministres”, a-t-il dit. L’ambiance du conseil des ministres a été “comme à l’habitude très studieuse, concentrée sur les sujets à l’ordre du jour”, a-t-il ajouté.

La montée en puissance de Dominique de Villepin, qui apparaît de plus en plus comme l’héritier de Jacques Chirac, est confirmée par un sondage Ifop qui paraît hier dans Paris-Match.

Sa cote de popularité enregistre un gain de six points en deux mois, pour s’établir à 55%, et 56% des Français portent un jugement favorables sur ses 100 premiers jours à Matignon. Dans une interview au Monde d’hier, Sarkozy affirme qu’il n’est pas “le moins du monde” déstabilisé par l’éventualité de la candidature de l’ancien secrétaire général de l’Elysée à la présidentielle de 2007.

“Tous ceux qui pensent à la présidentielle doivent savoir que c’est une longue marche. Ils doivent l’affronter avec sérénité et avec le sens du temps”, souligne-t-il. “Voilà trente ans que je suis en concurrence. Aujourd’hui, le petit jeu, c’est Villepin et moi. Nous ne sommes pas dupes, ni lui, ni moi”, déclare le président de l’UMP, qui estime toutefois que le problème de santé de Chirac n’élimine pas l’hypothèse de le voir se représenter à l’Elysée.

<B>Hélène FONTANAUD</B>

ÉTAT DE SANTÉ

<B>Jacques Chirac sortira bientôt de l’hôpital</B>

■ Jacques Chirac sortira de l’hôpital et sera de retour à l’Elysée avant la fin de la semaine, déclare le porte-parole du gouvernement, Jean-François Copé.

“Le président de la République va tout à fait bien. Il va rentrer d’ici la fin de la semaine à l’Elysée”, soit “dans des délais très courts maintenant”, a-t-il précisé sur Europe 1. “Les Français le verront très rapidement”, a-t-il assuré, refusant toutefois de donner plus de détails sur l’agenda présidentiel des prochains jours.On ignore notamment si Jacques Chirac, hospitalisé au Val-de-Grâce pour un petit accident vasculaire depuis vendredi dernier, pourra se rendre à New York en fin de semaine prochaine pour le sommet de l’Onu.“La présidence de la République donnera tous ces détails”, a affirmé Jean-François Copé pour qui “la transparence a été totale” sur les capacités du chef de l’Etat à exercer ses fonctions.Le secret médical doit être appliqué au président de la République “comme à n’importe quel patient, c’est un droit en France”, a insisté le porte-parole du gouvernement interrogé sur les bulletins de santé diffusés par l’hôpital militaire du Val-de-Grâce, dans le Ve arrondissement. Jacques Chirac a été “très attentif à ce que les communiqués diffusés par l’autorité médicale du Val-de-Grâce donnent très précisément l’état des choses”, a expliqué Jean-François Copé. “Qu’un certain nombre de rumeurs qui ont circulé aient été au-delà de l’indécence, c’est clair (...) mais ce qui compte ce sont les faits. Les communiqués qui se sont succédé ont je crois bien précisé l’état des choses”, a-t-il poursuivi.“Dans le même temps je crois que les Français ont le droit de savoir si le président de la République est en situation d’exercer pleinement ses fonctions et en l’occurrence, c’était le cas. Sur ce point, la transparence a été totale”, a-t-il affirmé.

Publicité