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DJ Girrard enflamme le Mojo

20 janvier 2006, 20:00

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Des platines et un ordinateur en guise d?orchestre. DJ Girrard, vingt-trois ans, bronzage parfait, lunettes de soleil. Vous pouvez fantasmer, parce que ce DJ venu tout droit d?Australie, ne fait pas que mixer. Il est également producteur. DJ Girrard creuse d'autres sillons, jouant des contrastes, captant les hargnes et les énergies les plus urbaines, tout en préservant la sève et la rugosité des musiques roots.

D?où son intérêt pour le séga, que lui revisite en terme de «segusa», un mix dont lui seul a le secret. Il n?a gardé que la voix du chanteur et réinventer tous les rythmes, les beats, les sonorités. Une histoire de créativité, dit-il, d?inventivité et de savoir-faire, sommes-nous tentés d?ajouter. Ses morceaux ne sont guère structurés avec un début, un milieu et une fin. Il ménage des espaces libres, pour y insérer des séquences mixées, son grain de sel, voilà tout.

musiques hybrides

Il faut pour cela, une oreille avisée, une sacrée notion de musique, classique, si possible et un goût inné pour les musiques hybrides. « Un bon DJ, c?est celui qui sait donner envie au public de rester. C?est celui qui sait le faire vibrer jusqu?aux petites heures du matin, sans lui accorder le moindre répit, » explique DJ Girrard, avec un enthousiasme débordant. Aucune trace d?inhibition chez ce jeune homme qui nous vient de Melbourne. «Je suis un travailleur acharné. Je bosse la nuit dans les clubs, pendant la journée, je suis dans mon studio, à travailler ma musique.»

Objectif, sortir un single bientôt et prochainement un album. Pour cela, il épluche tous les genres, et cherche à se créer une identité propre. « La mode du sampling et des reprises est un phénomène nouveau mais appelé à prendre encore de l?ampleur. Les sons et les rythmes existent déjà, il suffit seulement de savoir jongler avec eux.»

C?est ce qu?il a la ferme intention de faire ce soir au Mojo : proposer une large palette de musique. «Nous faisons de l?événementiel depuis notre ouverture en novembre de l?année dernière, avec comme mot-d?ordre la nouveauté, l?originalité, avec de temps en temps un petit côté décalé, si nous ne proposons pas des soirées conceptuelles. Tout cela dans le but d?étonner le client,» explique Jean-Michel Alexandre, patron du Mojo. Outre DJ Girrard, Jean-Michel Alexandre ouvre également sa boîte au guitariste Hans Mallet et au musicien Jason Heerah. Ensemble, ces trois artistes proposent un petit cocktail décapant pour «plaire à tous les publics» insiste Maïsta, chanteur local à qui l?on doit l?album Beauté fatale, sortie en août 2003, à l?initiative de cette soirée. The DJ Girrard evening, risque donc de tout casser. Prix des places : Rs 150.

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