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Divergences entre petits Etats et pays développés
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Divergences entre petits Etats et pays développés
Les choses sérieuses ont déjà commencé. Et les premiers débats font rage. Les délégués à la conférence des Nations unies pour les petits Etats insulaires n?ont pas chômé durant le week-end en attendant l?ouverture officielle ce matin. Les grands dossiers sont déjà sur la table de travail et les premières divergences apparaissent.
En effet le week-end a été mis à profit pour des contacts informels sur le principal dossier qui préoccupe Maurice et les Small island developing states (Sids) à savoir le commerce. Les Sids veulent profiter de cette plate-forme des Nations unies pour faire entendre leur voix à Genève, siège de l?Organisation mondiale du commerce (OMC). Les petits Etats insulaires veulent faire savoir qu?ils existent et veulent surtout obtenir un traitement spécial et différencié dans le cadre du commerce multilatéral. Ils souhaitent que l?OMC reconnaisse leurs spécificités et qu?elle décrète qu?un traitement spécial est nécessaire pour ces 51 pays, dont Maurice.
Cette demande est un des points forts que les Sids veulent faire ressortir dans un strategy paper et dans la déclaration politique finale de cette conférence qui s?ouvre aujourd?hui. Les premiers pourparlers ont été laborieux. On butte déjà sur la notion des préférences commerciales qui sont considérées par les Sids comme un élément clé de discrimination positive en leur faveur.
Les petits Etats insulaires se battent pour le prolongement de ces préférences commerciales. Ils font comprendre qu?avec la libéralisation du commerce, ces préférences s?érodent en n?apportant aucun avantage. Les grands pays développés tels que les Etats-Unis, ceux de l?Union européenne, le Japon et l?Australie, entre autres ne l?entendent pas de la même oreille. Pour eux, tout traitement préférentiel doit être conforme à la règle de la most favoured nation. En clair, tout traitement préférentiel accordé à un pays doit être accordé à tous. ?Sur cette base il n?y aurait plus de préférence?, commente un participant aux débats.
<B>Tournure plus formelle</B>
Le président du comité chargé de ces questions, le Néo-Zélandais Dan McKay a nommé un sous-comité spécial présidé par le Mauricien Asad Bhuglah, le patron de la Trade Policy Unit pour trouver un consensus. Les réunions informelles du week-end prendront une tournure plus formelle à partir d?aujourd?hui.
?Le vrai travail commence lundi. Nous serons alors dans des comités formels à huis clos où chacun devra prendre position formellement pour rédiger un strategy paper et une déclaration politique finale qui sera connue comme la déclaration de Maurice?, explique un diplomate.
Selon nos informations toutefois, les consultations au niveau des délégations sont retardées par le décalage horaire. Les chefs de délégation ont effectivement besoin d?attendre que leurs capitales soient reveillées pour prendre les dernières directives.
Les discussions au niveau des techniciens et des ambassadeurs devraient déboucher sur des premières recommandations à être soumises à des tables rondes au niveau des ambassadeurs. Ces documents seront également enrichis du travail des panels. Il y a cinq panels : environnement, commerce, culture, social et résilience à la mondialisation.
Après le travail de déblayage, un comité de haute instance présidé par le Premier ministre Paul Bérenger sera chargé de rédiger le strategy paper et la déclaration de Maurice. Il se mettra au travail jeudi et vendredi.
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