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Distribue ses courts métrages
Des courts métrages pour informer. Pour guider et sensibiliser. Sur une infirmité qui touche une partie de la population mauricienne. Aider les voyants à comprendre les non ou malvoyants et à les intégrer. Aux non/malvoyants d?être autonomes et de ne pas se sentir à l?écart. C?est le combat de l?association Abaim (Association pour le bien-être des aveugles de l?île Maurice) qui existe depuis 25 ans déjà. Et dans le cadre de la Journée mondiale de la canne blanche, ils ont sorti de leurs tiroirs les deux premiers courts métrages réalisés en 2003 pour une libre distribution. Pour encore et toujours plus de sensibilisation. Il s?agit de Mobilite asiste uswa kuma pu akon-payn enn dimunn aveg et Kuma servi canne blanche.
Daniella Bastien, l?assistante secrétaire de l?association Abaim, et la coordinatrice des projets, nous explique davantage le sens profond de ses films. Pour elle, il y a toute une mentalité à changer pour l?intégration de ces personnes dans la société, leur autonomie et leur indépendance. Elle avance que ces films peuvent faire évoluer les choses. Maroussia Bouvéry, une des membres d?Abaim, partage aussi cette opinion.
« Ce mercredi même, j?ai eu le flagrant exemple que ce genre de guide est indispensable. Un couple, dont le mari non-voyant est entré dans le commerce où je travaille. Et c?était visible que la femme ne savait pas comment guider son époux pour un geste aussi simple que de le faire asseoir. Elle a pris plusieurs secondes pour le faire, et pourtant, cela en demandait moins. L?homme n?avait même pas de canne blanche. Pourtant, la canne blanche fait office d?yeux. Je me suis approché d?eux pour leur proposer de leur envoyer les deux films », raconte-t-elle.
Des techniques à utiliser
Ces films ont benéficié du Fonds national espoir et développement (Fed) en 2003. « Des bénévoles comme la boîte de production : ICV, Selven Naidu, Gopalen Chellapermal, entre autres, nous ont aidés pour ces films. Les rôles ont été endossés par les membres d?Abaim. » Ces deux courts métrages d?une quinzaine de minutes en format VHS sont destinés aux voyants comme aux non/mal voyants car ils inculquent des techniques à être utilisées par les deux parties. Des techniques qui suivent des codes internationaux. On apprend, par exemple, que le non/malvoyant doit marcher un demi pas en arrière d?un voyant pour éviter de se bousculer.
Évidemment, les explications misent autant sur l?aspect visuel que sonore. Outre ces films qui sont en distribution libre au centre d?Abaim à Beau-Bassin, deux autres sont en chantier. Un court métrage sur les Daily Living Skills du non/malvoyant, et l?autre, en format DVD, sur la manière de s?occuper d?un bébé qui souffre de cette infirmité, de développer sa motricité, ces capacités qui seront? Des projets en pipeline comme dit Maroussia afin de boucler la boucle.
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