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Dissensions dans le front contre la comptabilisation
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Dissensions dans le front contre la comptabilisation
Les premières fissures ont apparu vendredi au sein du front anti-comptabilisation des langues orientales au Certificate of Primary Education (CPE). « Je me dissocie complètement des propos tenus par le père Henri Souchon », a déclaré à l?express-dimanche le président de la Fédération des associations parents-enseignants des écoles primaires catholiques (Fapec primaire) et principal animateur de cette plate-forme, Clifford Maniacara, à l?issue de la deuxième réunion de mobilisation tenue à Cassis. La plate-forme anti-comptabilisation des langues orientales au CPE comprend, outre la Fapec (primaire), la Fapec (secondaire) et la plate-forme pour l?unité des créoles.
Au cours de la réunion, le Père Souchon a tenu des propos virulents à relent communal. Certaines personnes dans l?assistance, à l?instance de l?avocat Jacques Panglose, ne supportant manifestement pas de tels propos, ont quitté la réunion. « Je suis éc?uré par un tel discours venant, de surcroît, d?un homme d?Église. Je suis pour l?harmonie sociale à Maurice », a-t-il laissé entendre.
Pour sa part, Clifford Maniacara a voulu se montrer beaucoup plus rassurant. « Nous menons un combat juste sur un point de droit. Un point c?est tout. » Et d?ajouter que le Père Souchon n?aura plus jamais désormais droit à la parole lors de leurs prochaines réunions de mobilisation. « D?ailleurs, il n?était pas prévu qu?il intervienne vendredi. »
Intervention trop politisée
Le président de la Fapec (primaire) s?est d?autre part montré très critique à l?égard de l?intervention du principal animateur de la plate-forme pour l?unité des créoles, de Jean-Pierre Maurice. « L?intervention de Jean-Pierre Maurice a paru plus politique qu?autre chose », a-t-il soutenu.
« Nous en discuterons pour rectifier le tir car il me semble qu?il n?a pas compris certaines de nos revendications. »
La Fapec a en effet appelé soit à une suspension cette année de la comptabilisation des langues orientales au CPE, soit à un boycott des examens par ceux qui n?apprennent pas une langue orientale, soit encore à une manifestation de rue. Or, lors de son discours de vendredi, Jean-Pierre Maurice a annoncé une suspension de leur principale revendication. « Pour démontrer nou sens patriotique envers banne élèves qui finne prépare zotte l?examens en langues orientales, nou pas contre comptabilisation cette année », a-t-il dit.
Quoi qu?il en soit, cette campagne contre la comptabilisation des langues orientale au CPE a pris depuis la réunion une tournure politique. Le Premier ministre, Paul Bérenger, en a été la principale cible. « Gouvernement bizin trouve enn solution pou les 43 % élèves ki pas faire langue orientale ou trouve enne sujet optionnel égal aux langues orientales », a lancé le président de la Fapec (secondaire) Denis Grandport.
Celui-ci réclame aussi l?inclusion du créole comme matière d?étude dans le manifeste électoral de tout parti politique qui se présenterait aux prochaines élections générales. Dans ce contexte, l?historien Norbert Benoît a expliqué qu?il y a une culture, une littérature et une histoire créoles à Maurice.
Tous les intervenants ont toutefois précisé qu?ils ne sont pas contre les langues orientales en tant que telles mais « contre sa comptabilisation au CPE ». Un enseignant de carrière, Norbert Potié, est d?ailleurs venu démontrer, exemples à l?appui, comment un enfant ne pratiquant pas une langue orientale est désavantagé par rapport à ses camarades qui la présentent aux examens.
Les prochaines réunions de mobilisation aura lieu demain à Batterie-Cassée et mardi à Bel-Air?Rivière-Sèche.
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