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Dinesh Ramjuttun lance son parti

14 novembre 2007, 20:00

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Tout de blanc vêtu. C?est ainsi que Dinesh Ramjuttun, l?ancien conseiller spécial du Premier ministre, a choisi de présenter son tout nouveau Front patriotique mauricien (FPM) ? dont la couleur est le? blanc ? à l?hôtel Saint-Georges hier. Par le biais de ce parti, Dinesh Ramjuttun veut faire tomber le présent gouvernement, avec l?aide toutefois d?autres partis de l?opposition, dit-il. Son cheval de bataille ? La méritocratie pour tous les Mauriciens...

«Nous croyons dans une société juste, où la justice sociale et l?unité nationale ne sont pas que des slogans pour la galerie», a répété le nouveau leader. «Pas comme certains qui se disent des rassembleurs mais qui vont dans des réunions de castes ou à caractère communal.» Le manque de confiance avoué du Premier ministre en ses ministres choque l?ancien conseiller spécial.

La présentation de son parti a aussi été l?occasion pour lui d?égratigner le Premier ministre. Et aussi des critiques quant aux «députés qu?on ne voit plus sur le terrain une fois qu?ils sont élus», «le manque d?initiative pour régler le problème de sécurité», «les impôts du ministre Sithanen...»

La congestion routière, dit-il, ne sera qu?un mauvais souvenir si l?on mettait son projet de tunnel à exécution. Son «plan d?urgence» déjà proposé au PM quand il était en poste devrait aider à réduire les problèmes croissants de Law and Order, affirme-t-il. Il ne fait aucun doute pour lui que son expérience en tant que ministre de la Sécurité sociale lui permettrait de réduire le nombre d?incidents dans les prisons.

Son slogan : «La flamme dans le c?ur pour servir le pays.» Et c?est ainsi qu?il voit la mission des membres de son parti, qu?il a présentés hier, et ceux qui se joindront à lui à l?avenir. En plus de médecins, avoués, recteurs ou travailleurs sociaux qui, dit Dinesh Ramjuttun, ont déjà adhéré à sa cause, il se dit persuadé que des diplomates viendront se joindre à lui. «Pour le moment, ils ne peuvent bouger car ils sont dans le gouvernement», précise-t-il. Et les ministres ? «J?aurais été prêt à démissionner si le ministre Bacchoo l?avait fait après l?incident au Parlement. J?attendais qu?il soit solidaire quand je suis parti mais cela n?a pas été le cas?» déclare-t-il.

En attendant la constitution de commissions sectorielles définitives pour son congrès en janvier, le FPM fonctionnera au moyen d?un comité ad hoc. D?ici là, Dinesh Ramjuttun souhaite recruter 200 membres actifs dans chaque circonscription. C?est une femme, Rosie Kedoo, travailleuse sociale, qui présidera le parti.

En attendant, l?ancien conseiller spécial n?a pu s?empêcher de faire quelques «révélations». A propos des terres de Triolet, notamment. Selon lui, le ministre Dulull n?est pas responsable des décisions prises quant aux allocations «exagérées» pour certaines familles de Triolet. Il promet des éclaircissements ainsi que d?autres révélations lors de ses prochains meetings, comme à celui de Flacq demain?

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