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Deux victimes de maltraitance
Personne ne pouvait imaginer que des choses horribles se passaient derrière les rideaux tirés de cette maison à étage dans le petit village de Valetta. Et pourtant, une sexagénaire et son fils, handicapé physique et mental, y sont victimes de la maltraitance.
Il est 20 heures lundi. Le poste de police de Quartier-Militaire reçoit un appel téléphonique anonyme : deux personnes, mère et fils, sont victimes de maltraitance. Elles sont enfermées dans une pièce qui n?est même pas pourvue d?électricité.
Dans les minutes qui suivent des policiers se rendent à l?adresse indiquée. Les portes de la maison sont verrouillées, elle semble inhabitée. Mais le décor en dit long, plusieurs «pains maison» sont coincés dans les antivols.
A l?aide d?une torche électrique, un policier regarde à travers la vitre. Le spectacle est choquant : des personnes à même le sol et la pièce dans un désordre indescriptible.
Les policiers pénètrent dans la maison, malgré l?odeur nauséabonde. Ce qu?ils constatent fait pitié. La mère et le fils semblent ne pas avoir été alimentés depuis plusieurs jours. Enfermés, ils étaient obligés de faire leurs besoins dans la même pièce?
Les deux sont transportés à l?hôpital de Flacq par le Service d?aide médicale d?urgence
Les villageois de Valetta sont outrés. Selon eux, la sexagénaire et son époux, originaires de Rose-Hill, se sont installés dans cette maison il y a une dizaine d?années. Depuis le décès de son époux, elle y vit seule avec son fils, handicapé mental et physique. Le fils est maintenant âgé d?une quarantaine d?années.
Des proches de cette sexagénaire leur rendaient régulièrement visite pendant quelque temps, prenant même soin du fils. Puis, un neveu, maçon, serait venu veiller sur eux, s?assurant de leur confort. Mais en fait, dira un villageois, «sa boug la pe zis servi zot akoz sa lacaz la. Bann la gaign maltrete ar li».
Le ministère de la Sécurité sociale a été alerté.
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