Publicité
Des troupes s?invitent au festival de l?Océan Indien
Par
Partager cet article
Des troupes s?invitent au festival de l?Océan Indien
Le premier festival de danse et de théâtre dédié à l?océan Indien organisé à Mayotte et intitulé La passe en scène a démarré vendredi 15 août à Kani-Keli, dans le sud de l?île. Très ambitieux, ce festival se déroulera durant quinze jours à Kani-Keli, Acoua et Mamoudzou.
Lors de sa nomination à la tête du Service culturel de la Collectivité départementale de Mayotte, Alain-Kamal Martial avait promis une diversification de l?offre culturelle, auparavant essentiellement tournée vers la musique. Après le premier festival des arts traditionnels en avril, et en attendant le Festival intermusical en octobre et le festival des arts littéraires en décembre, le festival de La passe en scène confirme les ambitions du jeune metteur en scène, qui renoue avec l?art qui l?a révélé au grand public : le théâtre ? mais aussi la danse.
Durant quinze jours, une quinzaine de troupes comorienne (Théâtre national des Comores), françaises (Cie Les inachevés, Centre chorégraphique national de Caen, Team Shake), malgache (Cie Anjorombala), mozambicaine (Mutembela Gogo), mahoraises (Les enfants de mabawa, Ballet de Mayotte, AJA, Cie IstaMbul, Tropical B-boy Crew) et réunionnaises (Cie Tahala, Valérie Berger, Centre dramatique de l?océan Indien) ? de danse et de théâtre ? proposeront des spectacles inédits à Mayotte. «Ce premier festival, nous le baptisons La Passe en Scène, en référence à ?la passe en S?. C?est une brèche; il exprime une volonté d?ouverture pour ces deux disciplines à Mayotte, dans les deux sens. D?une part donner l?opportunité à notre théâtre et à notre danse de sortir, et d?autre part, accueillir ici les plus grandes troupes de la région et celles de la métropole. C?est une porte d?entrée et de sortie comme le fût ?la passe en S?, lors de la grande période de navigation pendant plusieurs siècles», annonce en guise d?introduction Alain-Kamal Martial. «L?idée est née d?un volonté de décentraliser notre action», ajoute-t-il. «Décentralisation géographique, puisque les spectacles auront lieu dans le sud, dans le nord, et à Mamoudzou. Mais aussi décentralisation des genres, puisque les spectacles de danse et de théâtre sont rares à Mayotte, alors que ces deux arts se développent. Chaque village possède sa troupe amateur», poursuit-il.
Les amateurs pourront ainsi voir des acteurs et danseurs d?un certain niveau, mais aussi d?entendre des textes ? il y aura des lectures ? et de participer à des tables rondes sur la place des artistes dans l?océan Indien. Outre la programmation qui mêle artistes locaux nationaux et internationaux, la présentation d? ?uvres contemporaines ou plus classiques, l?intérêt de ce festival se situe ainsi dans la volonté «d?intéresser tout le monde», à commencer par les Mahorais de la brousse, bien souvent dans l?incapacité de se rendre à Mamoudzou pour assister aux spectacles.
«Nous voulons que les villageois se sentent concernés. Pour cela, nous travaillons avec les mairies, les MJC, mais aussi les artisans. Il y aura des stands d?artisans et de restaurateurs à chaque spectacle», annonce le directeur du Service culturel.
Souhaitant offrir plus que de simples concerts, Alain-Kamal Martial saura vite si sa stratégie a convaincu le public ou pas.
VM
© Temoignages
Publicité
Publicité
Les plus récents