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Des revers qui ramènent sur terre
Bon, il était tout à fait normal qu?on espérait que Maurice dominât, au moins une fois, le Kenya lors de son passage à Maurice la semaine dernière. Mais, au bout du compte, la sélection nationale a subi trois défaites, 3-0, 3-2 et 3-0. Tant pis pour les spectateurs, très introvertis soulignons-le. Mais en fait, on dirait plutôt tant mieux pour notre équipe nationale.
En recevant une équipe qui s?apprête à disputer les Championnats d?Afrique des nations et qui a tenu tête à l?Égypte en mars dernier (défaite de 1-3), Maurice a eu l?occasion de mettre ses défauts à nu. Trop de fautes directes et un manque de prise de risque quand il fallait se jeter à l?eau ou encore un contre peu agressif ont fait que l?équipe de Maurice s?est vu dominer par des Kenyans déjà impressionnants par la taille et par un jeu loin d?être classique. L?entraîneur national en est conscient et s?attend que ses gars réagissent. ?Les hommes en général ont une réaction d?orgueil. Je pense qu?ils vont certainement réagir après ces trois défaites. D?ailleurs, ils ont franchi une étape psychologique. Et il ne reste pas grand-chose à faire?, avoue-t-il.
L?absence de Lindley Fareedun et de Sunil Mudhoo, si elle n?a pas influencé la qualité, a toutefois permis à d?autres d?évoluer. Il est un secret de Polichinelle que le jeu mauricien a largement contrasté avec celui des Kenyans. Tout se passe au filet et rares sont les fois où les attaques arrière ont été effectuées par Maurice. ?C?est vrai que les choix tactiques à la passe n?ont pas été bons à tous les coups. On n?a pas utilisé toutes les cartes à notre disposition?, poursuit le sélectionneur.
Au niveau du contre, tout en étant présent à tous les coups, Maurice n?a pas su concrétiser, laissant l?adversaire le soin de reconstruire et de revenir encore plus fort. ?Il faut définitivement améliorer notre contre. On n?a pas su tuer le jeu quand on avait les moyens. Il va falloir être plus agressif?, soutient Fayzal Bundhun.
Tout sauf des références sur le plan technique, les Kenyans, ont prouvé, si besoin était, que ?Profit is equal to the amount of risk that has been taken?. À fond au service, le Kenya a déstabilisé très souvent la réception mauricienne et nos attaquants se sont fait cueillir aux contres. Chez les nôtres, Gilbert Alfred, Neeraj Mounien et à un degré moindre Alain Offman, ont été de ceux qui n?y sont pas allés de main morte.
Dans le fond, Maurice s?est montrée fébrile quand elle a été bousculée. Elle a souvent eu les moyens de prendre les sets. Mais la pression a été telle que les joueurs ont craqué, offrant des caviars aux Kenyans. Et les résultats, on les connaît.
Ces trois défaites ont également contribué à faire comprendre aux joueurs qu?il faut garder les pieds sur terre et les chevilles à leurs tailles normales de préférence. La lucidité et l?envie de se racheter feront que nos gars iront aux Jeux avec une bonne dose de rage de vaincre. Restera alors au public de se réveiller.
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