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Des récalcitrants débarqués avec raison
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Des récalcitrants débarqués avec raison
Le commandant de bord a eu raison : Convention de Tokyo à l?appui, le Premier ministre Paul Bérenger a donné des détails concernant l?incident qui a retardé le vol MK 748 à destination de Mumbai, le jeudi 22 juillet. Ce soir là, le décollage était prévu pour 20h 15. Parmi les passagers, un groupe de 24 pèlerins menés par Ally Nunkoo. Itinéraire du groupe : plusieurs lieux de culte de la grande Péninsule avant de mettre le cap sur le Pakistan.
Le désaccord intervient quand un membre d?équipage cherche à déplacer deux personnes âgées du groupe, parce qu?elles occupent des sièges réservés à d?autres passagers. Le leader du groupe a alors demandé aux deux personnes de ne pas bouger, utilisant un langage ordurier à l?égard du personnel navigant.
Devant leur refus d?obtempérer, le commandant de bord a pris la décision de retarder le décollage. ?La police est intervenue pour débarquer le passager. Son groupe a alors pris la décision de le suivre. Le vol a subi deux heures de retard, le temps que les valises du groupe soit déchargées.?
Après la séance de questions-réponses, le Premier ministre devait déclarer que les termes de la Convention de Tokyo ont force de loi sous l?article 3 du Civil Aviation (Hijacking and Other Offences) Act de 1985. Citant l?article 6, qui permet au commandant de bord ?quand il a des raisons de penser qu?une personne a commis ou est sur le point de commettre un délit à bord d?un avion, de lui imposer des restrictions?, Paul Bérenger a déclaré qu?Air Mauritius se prévaudra du droit de refuser de véhiculer tout passager fiché pour mauvaise conduite. ?La compagnie d?aviation nationale pourra, le cas échéant, réclamer des dommages aux passagers pris en faute.?
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