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Des planteurs de pommes de terre protestent
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Des planteurs de pommes de terre protestent
Les planteurs de Côte D?or et de Mon Désert Alma se plaignent du retard dans la germination des semences de pommes de terre. Celles-ci avaient été mises en terre entre mi-avril et fin juin. Plusieurs visites sur le terrain ont été effectuées par des officiers de l?Agricultural Marketing Board (AMB), du Mauritius Sugar Industry Research Institute (MSIRI) et de l?Agricultural Research and Extension Unit (AREU) pour enquêter sur les causes du retard.
Les officiers l?ont attribué à un faible taux de pluviosité, soit seulement 37,5 % entre avril et juin. Aucune corrélation n?a été trouvée entre la qualité des semences et la croissance des plantes. Le ministère de l?Agro-industrie dit aussi noter qu?aucune plainte n?a été reçue dans d?autres régions par rapport à la semence de la variété Spunta. La thèse d?un problème de physiologie est ainsi écartée.
Le ministère de l?Agro-industrie n?est cependant pas resté insensible au fait que certains planteurs ont subi de lourdes pertes. Une assistance financière leur a donc été accordée. A la requête des planteurs de pommes de terre concernés, le ministère de l?Agro-industrie a déjà pris des mesures.
<B>Assistance financière</B>
D?abord, la Banque de Développement a été appelée à examiner les cas des planteurs qui ont pris des emprunts et le remboursement a été rééchelonné. De plus, une assistance financière leur a été accordée pour démarrer de nouvelles plantations. L?AMB a également décidé d?inclure les planteurs affectés dans le Local Potatoes Boost Up Scheme 2007. Ce plan permet aux planteurs d?acheter les semences à crédit à la hauteur de 80 % du prix d?achat des semences. Ils doivent cependant vendre 60 % de leur récolte à l?AMB.
Le ministère de l?Agro-industrie a aussi demandé à l?AMB de mettre sur pied un comité réunissant les représentants de l?AMB, du MSIRI et de l?AREU et d?autres partenaires concernés, pour veiller à ce que tout se déroule comme prévu pour la récolte de cette année. Si d?autres problèmes surgissent, le comité aura la tâche de recommander des mesures pour les régler.
INCITATION
<B>Projet de loi pour la production de semences</B>
■ Encourager la production de semences de légumes et de fleurs à travers l?île. C?est l?objectif du ?Seed Bill?, en préparation au ministère de l?Agro-industrie. Ce projet de loi vise à encourager les entrepreneurs privés à se lancer dans la production de semences de qualité et à grande échelle pour la culture maraîchère. Elles seront ensuite vendues aux planteurs ou en sachet aux particuliers dans les supermarchés. Des mesures de financement incitatives sont en préparation pour attirer les entrepreneurs. Le ministère est d?avis que les encourager à se lancer dans la production de ces semences va générer des emplois. Un plan visant à accorder un support technique à ceux qui veulent se lancer dans la production de semences de qualité est en préparation. Ce plan cadre avec la politique du ministère de l?Agro-industrie visant à diversifier cette industrie à cause de la baisse annoncée du prix du sucre sur le marché mondial. A ce jour, environ 60 % des semences de légumes sont produites par le gouvernement. Un processus strict est observé pour obtenir les semences : une fois prêts, les légumes sont transportés à la station de Barkly pour où les semences sont extraites. Elles sont ensuite séchées avant d?être traitées à l?insecticide. Les semences sont par la suite stockées à 10°C avant d?être livrées aux planteurs. Des semences de légumes et de fleurs sont aussi importées. Selon le ministère de l?Agro-industrie, le pays produit 110 000 à 115 000 tonnes de légumes et de fruits annuellement. 12 000 entrepreneurs sont engagés dans ce secteur. En attendant la présentation du projet de loi au Parlement d?ici septembre, le ministère a mis sur pied des fermes modèles à Mapou, Flacq, Rivière-des-Anguilles et bientôt à Plaisance pour accroître la production de fleurs et de légumes.
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