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Des ouvriers indiens chutent de la Cybertour
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Des ouvriers indiens chutent de la Cybertour
Ils ont eu beaucoup de chance et ils le savent. Cinq employés indiens ont fait une chute du 5e niveau de la Cybertour à Ebène, hier. Bilan : deux admis à l?hôpital de Candos, un employé plâtré, deux autres légèrement blessé.
La version des faits des ouvriers indiens diverge cependant de celle de leur employeur, S.P. Fabrication, à qui le consortium Larsen & Toubro ? Shapoorji Pallonji a sous-traité la pose des plaques.
Les vêtements sales, les cheveux ébouriffés, Joseph, âgé de 27 ans, en frisonne encore. Son avant-bras gauche est plâtré. Ce natif d?un état indien, le Kerala, raconte l?incident dans son dialecte. Son ami, Alson Gomes, fait office d?interprète.
Vers 14 h 30, la pause déjeuner prend fin sur le chantier de la Cybertour. Ils sont cinq à grimper dans un élévateur: Jimmy Joseph, Lijau John, Joshi K. Mathew, Ligesh et Harish Kumar. Leur tâche : fixer des plaques d?aluminium sur les parois externes de la tour.
Du 11e niveau, le groupe descend jusqu?au cinquième palier. «Les freins ont lâché à ce niveau», raconte Jimmy Joseph. Alson Gomes, témoin, ajoute : «L?élévateur tanguait de gauche à droite. Les Indiens s?agrippaient aux cordages.» Au deuxième niveau, l?élévateur se bloque sans toutefois empêcher la descente vers le sol.
remise en question de la sécurité
Cette version est contestée par Ashish Jadhav, Assistant General Manager de S.P. Fabrication. Selon lui, les freins ont lâché au troisième niveau. L?élévateur a stoppé au premier étage avant de percuter le sol, indique-t-il.
Les ouvriers remettent en question la sécurité sur l?élévateur. Alson Gomes clame que la limite est de trois personnes sur l?élévateur.
«Toutes les mesures ont été respectées. L?élévateur peut transporter un maximum de 1000 kg, ouvriers compris. D?ailleurs, ces derniers portent des chaussures spéciales de même que des casques», réplique Ashish Jadhav.
A Ebène, les quatre élévateurs, en opération sur le chantier, ont été immobilisés. L?équipe technique les examine aujourd?hui afin d?empêcher tout disfonctionnement.
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