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Des mots et des maux

28 juin 2006, 00:00

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Enfin pas de foot ! La Coupe du monde s’offre une trève bien méritée. Et ça va durer deux jours et deux nuits. Le temps pour nous de remettre de l’ordre dans nos idées – un peu confuses je l’avoue – et de dresser la table pour des quarts qu’on espère festifs.

D’ici là, vous pouvez éteindre vos postes de télévision et reprendre une activité à peu près normale…

Évidemment, c’est madame qui va être contente. Elle qui, à chaque soupir, maudit dans toutes les langues et sur tous les tons celui qui a bien pu inventer le football. Là, elle sera heureuse de voir monsieur errer comme une âme en peine, à la recherche du temps perdu…

On a compris hier pourquoi les Ghanéens se faisaient appeler les Brésiliens d’Afrique. Mais on a également compris pourquoi le Ghana ne sera jamais le Brésil.

Si, au niveau de la construction et de l’enchaînement, il nous a semblé apercevoir, chez les Africains, cette petite touche de génie capable d’enflammer les foules, au niveau de la finition par contre on est vraiment resté sur notre faim.

On avait parfois l’impression hier que le Ghana aurait joué toute la nuit qu’il n’aurait jamais marqué. Impression trompeuse peut-être, mais impression quand même… C’est que le football ne se joue pas qu’avec les pieds.

Avec le Brésil, les records pleuvent, l’histoire s’écrit chaque jour. D’un subtil coup de rein comme lui seul en a le secret, Ronaldo a effacé, en deux temps trois mouvements, le vieux record de Gerd Müller. Il Fenomeno totalise désormais quinze buts sur la plus prestigieuse des scènes du football. Ce n’est que justice pour un joueur exceptionnel que nos confrères de Rio de Janeiro ont commis le péché d’enterrer trop tôt.

Hier, c’était par ailleurs la 200e victoire de la Seleçao en Coupe du monde, la onzième d’affilée. On va finir par croire que seule l’Italie, avec douze ou treize défenseurs, est capable d’arrêter cette équipe-là.

L’Italie justement, parlons-en. On a tous vu dans quelle circonstance elle a arraché lundi son billet pour les quarts au détriment de onze pauvres Australiens désabusés…

Avec la Squadra Azzurra, c’est le même scénario tous les quatre ans.

On défend, on défend et on défend… Puis, on contre. Et, si possible, on plonge, on pleure et on intimide l’arbitre… Généralement, il y a penalty. Et l’Italie finit par gagner un match qu’elle méritait de perdre. Le foot, parfois, c’est vraiment nul.

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