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Médicaments
Le prix en hausse et 98 références en rupture de stock
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Médicaments
Le prix en hausse et 98 références en rupture de stock
Photo d'illustration.
Fret plus cher, dépréciation de la roupie, difficultés d’approvisionnement et manque de devises : le marché du médicament fait face à une double pression. Certains traitements coûtent désormais plusieurs dizaines de roupies de plus, tandis que 98 références sont classées en rupture de stock. Pour les patients, la diffi- culté consiste à trouver leur traitement habituel et à pouvoir continuer à l’acheter.
Les relevés du ministère du Commerce illustrent cette évolution. Le prix du Pelargonium Sidoides est passé de Rs 242 à Rs 314 en deux mois. Le Telma 40 mg est passé de Rs 108,20 en juin à Rs 170,28 en août. Le Candesan Tabs 16 mg a également augmenté, de Rs 641,97 à Rs 696,09 sur la même période.
Du côté des importateurs et des pharmaciens, plusieurs facteurs expliquent cette situation. La hausse du fret, notamment aérien, la dépréciation de la roupie face au dollar et à l’euro, ainsi que les difficultés à obtenir des devises pèsent sur les coûts. «Les prix augmentent avec le fret, la dépréciation de notre roupie et les devises fortes comme l’euro et le dollar», explique Nitin Kumar Busguth, président du Pharmacy Council.
Selon lui, les difficultés d’approvisionnement remontent à la période de la Covid-19. Les Active Pharmaceutical Ingredients, indispensables à la fabrication des médicaments, proviennent principalement de marchés comme l’Inde et la Chine. Même lorsqu’un produit est associé à un fabricant européen, certains composants peuvent être fabriqués ailleurs avant le conditionnement final. Cette dépendance aux chaînes d’approvisionnement rend le marché vulnérable aux perturbations.
À cette situation s’ajoute l’augmentation du coût du transport. Selon les acteurs, les importateurs répercutent ces charges sur les prix, tandis que les pharmacies doivent acheter les produits à des tarifs plus élevés.
Le «Regressive Mark-Up», introduit en 2023, est également cité dans le débat. Nitin Kumar Busguth estime que le dispositif n’empêche pas les hausses lorsque la roupie se déprécie face aux devises d’importation. Les pharmaciens indiquent toutefois que les prix de vente sont fixés par le ministère du Commerce sur la base des factures soumises. Certains proposent des alternatives moins coûteuses lorsque cela est possible.
La disponibilité demeure l’autre difficulté. Le visuel recensant les ruptures fait état de 98 médicaments concernés, répartis entre plusieurs catégories : cardiologie, pneumologie et asthme, douleur et inflammation, ophtalmologie, infectiologie, dermatologie, endocrinologie, gynécologie et métabolisme, ORL et système nerveux.
Parmi les références mentionnées figurent notamment Inderal, Telma, Lasix, Ventolin, Venteze, Doliprane suppositoire, Diclowal, Olfen, Alphagan, Combigan, Céfixime 200, Ampicloxin, Fucicort et Aciclovir.
Dans certains cas, une substitution peut être proposée, mais elle nécessite l’accord du patient et du médecin traitant. Des patients préfèrent conserver leur traitement habituel et doivent parfois faire le tour de plusieurs pharmacies.
Face à ces difficultés, le ministre de la Santé, Anil Bachoo, a déclaré lundi, lors de l’inauguration des nouveaux services hospitaliers à Rose-Belle : «Malgré les moyens limités, nous essayons de faire le maximum», en évoquant les efforts déployés pour renforcer les services de santé à travers le pays.
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