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Des jeunes agressés par des videurs sur un parking
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Des jeunes agressés par des videurs sur un parking
Ils sont traumatisés et ne veulent plus sortir de chez eux. Neuf étudiants auraient été malmenés par des videurs jeudi aux alentours de 17 heures sur l?aire de stationnement à Orchard Centre à Quatre-Bornes.
Ils sont des jeunes âgés entre 22 et 23 ans, dont trois filles et six garçons et fréquentent tous une institution privée à Quatre-Bornes. Ils revenaient d?une fête organisée par leur institution, au deuxième étage du centre commercial. Alors qu?ils s?apprêtaient à entrer dans leur voiture, trois d?entre eux auraient été agressés par des bouncers. Selon la version d?un des étudiants, huit videurs, très grands et bien vêtus, ont surgi de nulle part et ont commencé à menacer et frapper un des leurs. «To croir to enn mari, to coz for», aurait dit un des videurs à l?un des étudiants. Ces derniers ont affirmé ne pas comprendre à quoi les agresseurs faisaient allusion.
«Aucune arrestation»</B>
Pour calmer les esprits, un autre étudiant devait essayer de dissiper le malentendu. Mais il s?est fait également tabasser. Pris de panique, un autre devait supplier les agresseurs d?arrêter mais la même scène fut répétée. Pendant que leurs amis se faisaient tabasser, les trois filles pleuraient et criaient mais personne ne pouvait les entendre. Les autres étudiants présents étaient impuissants devant la situation. Ils sont alors entrés dans leurs véhicules respectifs et ont aidé les victimes à prendre la fuite.
«Si nous étions restés un peu plus longtemps, nous aurions tous été tabassés par les bouncers», lâche une des étudiantes, qui est en stage dans une compagnie privée. Le jour suivant elle a préféré se rendre au travail plus tard par peur d?être surveillée par les agresseurs. Elle a adressé une lettre à l?Attorney General et à la ministre de la Femme et attend impatiemment leurs réponses.
Après l?agression un des trois étudiants a porté plainte au poste de police de Quatre-Bornes. Ils ont ensuite été conduits à l?hôpital de Candos. Après consultation ils ont tous été autorisés à regagner leur domicile. «Je ne veux plus entendre parler de boîte de nuit ni de pub», affirme une étudiante terrifiée.
A ce stade la police n?a procédé à aucune arrestation. Les étudiants ont communiqué toutes les informations au sujet des videurs.
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