Publicité
Des habitants « bradent» leur terrain pour fuir CT Power
Par
Partager cet article
Des habitants « bradent» leur terrain pour fuir CT Power
Alors que les travaux débutent sur le site de la future centrale électrique à charbon, CT Power, une trentaine de propriétaires ont entamé des démarches pour vendre leur terrain à Albion.
«Nous ne voulons pas subir le même sort que les habitants de Mare-Chicose !» lance Fabiani Balisson, représentant des habitants d’Albion et de Pointe-aux-Sables. Les premiers coups de pioche sur le site de CT Power, ont poussé une trentaine de propriétaires à entamer des démarches pour vendre leur terrain à Albion. Ils craignent notamment la pollution susceptible d`être générée par la station électrique. Certains seraient même prêts à vendre à n’importe quel prix… Et «d’autres personnes, qui avait déjà enclenché les procédures pour acheter un terrain, annulent tout».
Au conseil du district de Rivière-Noire, l’on confirme que des propriétaires souhaitent vendre leurs terrains. Même si, pour l’heure, «il n’y a encore rien de formel».
Quoiqu’il en soit, une véritable psychose semble s’être installée dans la région, surtout au morcellement Kensington, créé en 2000. Pourtant, les terrains et habitations se trouvent à plus de 500 mètres de CT Power.
«Nous nous demandons si ce projet ne nous obligera pas à partir», s’interroge Fabiani Balisson. Les résidents craignent de devoir quitter leurs habitations à l’instar de ceux de Mare-Chicose. Ces derniers avaient été contraints de s’en aller contre une compensation, la vie devenant impossible à côté d’un dépotoir.
La majeure partie des terrains mis en vente se trouve au morcellement Belle-Vue. Certains terrains, rocailleux, ont été achetés pour Rs 500 000 il y a dix ans. Les meilleurs lots l’ont été, eux, à plus Rs 1 million. Et selon nos recoupements d’informations, ils seront vendus au même prix. Il s’agit d’une «braderie», lâche Fabiani Balisson.
Les habitants d’Albion et de Pointe-aux-Sables, faisant partie de la plate-forme citoyenne, effectueront, de leur côté, une marche de protestation, le 3 novembre prochain, de Beau-Bassin à Port-Louis.
 
Publicité
Publicité
Les plus récents