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Des exportateurs en rogne

27 décembre 2004, 00:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Après la vague successive d?augmentation du fret maritime, une nouvelle procédure administrative. Elle concerne les autorités malgaches qui veulent par là même corser sa réglementation sur tout marchandise qui arrive sur son territoire. Et quelque 150 exportateurs mauriciens qui y sont principalement concernés grincent des dents. A partir du 1er janvier, les réglementations sur la qualité et la valeur des marchandises exportées seront beaucoup plus rigoureuses.

Auparavant, la procédure de contrôle était assez souple. Car depuis avril 2003, la firme responsable de l?inspection des produits, la société générale de surveillance (SGS), mandatée par les autorités malgaches effectuait uniquement un contrôle des marchandises avant l?exportation. Dorénavant, les marchandises seront contrôlées avant leur embarcation et l?inspection ne sera complète qu?une fois les conteneurs scellés.

De plus, les marchandises doivent être embarquées en moins d?une heure pour un conteneur de 20 pieds, et en moins de deux heures pour celui de 40 pieds. Au-delà, les exportateurs devront payer une surcharge de Rs 2 000. Ce qui n?est pas pour calmer les exportateurs.

?C?est une mesure beaucoup trop rigide. Déjà avec l?ancien système, nous perdions énormément de temps. Maintenant, avec cette nouvelle procédure, cela nous compliquera davantage la tâche?, précise un exportateur.

Interrogé, le directeur de la SGS, Dimitri Schaub, précise que ces programmes se font en conformité avec les règles de l?Organisation mondiale du commerce. ?Dans le monde, il y a au moins une soixantaine de pays qui fonctionne sous ce régime. Les autorités malgaches demandent une inspection poussée. Pour ce qui est du temps d?empotage, nous avons défini des règles. Mais il est clair que nous nous les adapterons en fonction de la réalité?, précise-t-il.

La Chambre de commerce et d?industrie (CCI) a été alertée concernant ce problème. La question a d?ailleurs été discutée de manière urgente lors de la dernière réunion du comité de coordination et de suivi. Ce comité est composé de représentants du secteur privé et de hauts cadres du gouvernement de Maurice et de Madagascar.

Les autorités malgaches expliquent que cette nouvelle procédure ne concerne pas uniquement Maurice. A travers ces nouvelles mesures, elles veulent s?attaquer à la corruption au sein de la douane malgache, mieux contrôler les recettes fiscales et éviter des abus des importateurs notamment en termes de surfacturation. Car avec le contrôle des devises en vigueur dans ce pays, certains sont tentés de sur-déclarer des importations pour avoir accès aux devises étrangères. Port-Louis a fait ressortir que ces procédures de contrôle représentent un surcoût et ce sera les consommateurs malgaches qui en feront les frais. La partie mauricienne a également souligner que cette démarche va à l?encontre des échanges commerciaux que l?on veut dynamiser.

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