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Des drag queens made in India
Nul n?est prophète en son pays. Le producteur Gulabi Aaina l?a compris avec son film The Pink Mirror. Il n?a pas reçu l?aval du comité de censure indien pour une sortie dans la Grande Péninsule. Qu?importe ! The Pink Mirror qui décrit des drag queens en Inde a eu droit à une belle première ... à Manchester (Angleterre), cette semaine.
Cette oeuvre a déjà une carrière internationale, ayant été présentée à une trentaine de festivals. En Inde, le comité de censure a tiqué car The Pink Mirror décrit un univers d?homosexuels. «Ils n?ont même pas voulu lui donner un visa X, car ils ont trouvé que le film était vulgaire et obscène», regrette le réalisateur Sridhar Rangayan. The Pink Mirror, film de 40 minutes, raconte l?histoire de deux drag queens - Shabbo (Edwin Fernandes) et Bibbo (Ramesh Memon) - qui s?opposent à un jeune gay pour les beaux yeux d?un homme séduisant. Ce film est décrit comme «une exploration de l?univers de l?homosexuel indien et les liens émotionnels qui existent entre les drag queens en Inde qui composent une famille unique.» Ce n?est pas un vrai film de Bollywood mais on y retrouve certains traits : les chansons et les danses.
Sridhar Rangayan a signifié son intention de tourner six autres films sur la communauté gay en Inde. «J?ai senti que cette communauté n?était pas représentée au cinéma. On doit leur donner la parole sans les ridiculiser.» Dans The Pink Mirror, c?est la première fois que des drag queens parlent en hindi, la langue nationale indienne. «D?habitude, nos films montrent des gays très influencés par la culture occidentale, ce qui est plus acceptable pour les censeurs.» Le film de Sridhar Rangayan aborde également le délicat problème du sida. Les choses commencent à changer en Inde. La ville de Bombay a récemment accueilli son premier festival du film gay et lesbien.
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