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Des développements majeurs attendus dans le ?seafood hub?

17 mai 2006, 00:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

C?était l?événement à ne pas rater et Maurice y était. Le plus important salon des fruits de mer au monde, l?European Seafood Exposition (ESC), s?est tenu du 9 au 11 mai à Bruxelles. Une délégation du Board of Investment (BOI), accompagnée de quatre opérateurs privés, la Mauritius Freeport Development, Marlin Export, Hassen Taher et la Ferme marine de Mahébourg, y étaient.

L?ESC est l?outil de vente et de positionnement le plus puissant du secteur. Cette exposition qui voit la participation de plus de 1 400 exposants, attire des visiteurs de plus de 100 pays et accueille les principaux décisionnaires et acheteurs qui dominent le secteur des fruits de mer en Europe et dans le monde. Importateurs, exportateurs, acheteurs institutionnels, transformateurs à valeur ajoutée et bien d?autres ont eu l?occasion de s?y rencontrer.

?Les retombées du salon sont extrêmement positives. Nous avons pu établir des contacts fructueux avec des opérateurs qui ont montré un réel intérêt pour utiliser la plate-forme de pêche de Port-Louis en vue de la réexportation?, affirme Ken Poonoosamy, senior manager au BOI.

Parmi les potentiels opérateurs qui s?intéressent à Maurice figure le groupe Kiyomura Corporation. Ce groupe japonais, le plus gros opérateur dans le secteur des fruits de mer au Japon, y détient la majorité des sushi bars. Ses activités reposent essentiellement sur la pêche de thon pour faire du Sashimi, un plat dont raffole les Japonais.

Maurice pourrait ainsi servir de plate-forme dans la pêche et la transformation de ce produit pour la réexportation. Par ailleurs, des pourparlers sont déjà engagés en ce sens avec un opérateur local.

?La compagnie compte envoyer deux bateaux de pêche en août et septembre dans l?océan Indien. Les produits de mer qui les intéressent sont les thons jaune et le big eye qui pullulent dans cette zone?, souligne Ken Poonoosamy.

Le groupe italien, Della Monica, qui possède pas moins de dix chalutiers, s?intéresse également à Maurice. Il compte envoyer deux bateaux pour la prochaine saison de pêche. Des contacts ont déjà été pris avec des opérateurs mauriciens. Un autre opérateur ambitionne, de son côté, de produire de l?huile médicale à base de têtes de poisson. Toute la transformation devrait se faire à Maurice.

Un réel intérêt pour l?aquaculture durable

Autre point positif, l?Hellenic Development Agency qui était présente à la dernière conférence du seafood hub, tenue en mars dans l?île, confirme son intention de financer plusieurs projet de pêche à Maurice. L?agence qui tombe sous le gouvernement grec, compte financer une fish landing station ainsi qu?un fish auction market. Un accord avait été signé entre le ministère de l?Agro-industrie et l?agence greque en mars dernier.

Du côté du secteur privé, on affiche également la satisfaction. Contacté à Paris, Michel Jory, managing director de la Ferme marine de Mahébourg, souligne que pas moins d?une centaine de contacts ont été établis avec des opérateurs étrangers. ?Il y a bien sûr un suivi à faire avec toutes ces compagnies?, souligne t-il.

Michel Jory note que la demande pour l?aquaculture tropicale est très forte et le marché est en forte croissance. D?ailleurs, se tenait au même moment à Florence, en Italie, la World Aquaculture Society. ?On retient qu?il y a un très fort intérêt pour le développement d?une aquaculture durable, c?est-à-dire une aquaculture respectueuse de l?environnement?, souligne Michel Jory.

La Ferme marine de Mahébourg qui en a fait son fonds de commerce, compte ainsi jouer cette carte à fond.

La plate-forme de pêche de Port-Louis a généré l?année dernière Rs 5 milliards de recettes d?exportation. Le secteur emploie 5 000 personnes.

L?ambition du gouvernement est de doubler ces chiffres dans deux ans. Maurice qui se trouve dans une zone poissonneuse, a une belle carte à jouer. Il faudra toutefois continuer à attirer les chalands avec des incitations taillées sur mesure et éliminer les tracasseries administratives.

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