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Des coaches en colère
En colère et inquiets. Ils se disent davantage préoccupés par la situation des nageurs en général que des conflits qui ont pris racine dans la natation mauricienne depuis l?année dernière et qui paralysent la reprise des compétitions.
Les coaches ne comprennent surtout pas où se situe la difficulté à respecter le calendrier établi en début d?année. Ils s?indignent même de la récente décision prise pour l?organisation d?une compétition les 30 novembre et 1er et 2 décembre et qui serviront de qualifications pour les Championnats de la CJSOI, prévus les 14, 15 et 16 décembre.
Ce groupe de coaches est majoritairement issu des clubs dits « gros » de la natation mauricienne, c?est-à-dire CAMO, CNQB, CNS et CSSC. Ils revendiquent, chiffres à l?appui, d?avoir une grosse majorité de nageurs qui prennent part aux diverses compétitions et en ramènent des médailles.
Parmi ces voix, Thierry Audourenq (CNQB) et Chris-tophe Frivet (CNS) se font les porte-paroles du groupe.
« Il fallait respecter le calendrier mis en place de façon légitime par la majorité des techniciens. Il n?y avait aucune raison de le chambouler. Ce calendrier avait des objectifs cohérents et précis, dont le second, qui nous concerne dans l?immédiat, est les Championnats de la CJSOI. Il fallait que les nageurs atteignent leur peak de forme durant les deux dernières semaines de décembre et le calendrier avait été préparé dans ce sens », expliquent-ils.
<B>Pour un DTN</B>
Ces entraîneurs soulignent que les nageurs sont démotivés par les surdoses d?entraînement. « Il y a des jeunes qui s?entraînent neuf fois la semaine à raison de six kilomètres par jour. La seule motivation d?un nageur, c?est la compétition. Ils font des sacrifices sur leurs temps de scolarité et il y a la fatigue qui s?accumule. S?ils font tout ça pour rien, ce n?est pas chic du tout. Ne pas leur offrir de compétitions est un acte criminel, on leur coupe les ailes », disent-ils.
Pour ces techniciens, il n?y a pas lieu de faire une compétition de sélection pour la CJSOI. « Les performances des jeunes sur une année sont suffisantes pour déterminer qui sont les meilleurs. Nous avons travaillé selon un plan bien établi. Les nageurs sont fatigués et cela ne sert à rien de leur mettre cette pression supplémentaire et qui va dilapider tout le travail effectué en fonction du calendrier déjà établi. On court à la catastrophe », font-ils ressortir.
En dernier lieu, les coaches se disent favorables à l?embauche d?un Directeur technique national. « Nous sommes pour un DTN qui parlera d?une seule voix et qui mettra en place la politique sportive et les projets pour les années à venir », concluent-ils.
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