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Des Casques bleus accusés de viols de mineurs

7 janvier 2007, 00:00

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Le quotidien anglais Daily Telegraph a affirmé, mercredi dernier, que des Casques bleus et du personnel civil des Nations unies dans le sud du Soudan ont violé et abusé des enfants âgés d?une douzaine d?années. Le journal dit avoir recueilli les témoignages de plus de vingt enfants et adolescents de la ville de Juba, victimes de prédateurs sexuels appartenant au personnel civil et militaire de l?Onu.

Au siège new-yorkais des Nations unies, le Département des opérations de maintien de la paix (DOMP) s?est refusé à tout commentaire sur cet article dont la publication coïncide avec l?entrée en fonction du Sud-Coréen Ban Ki-moon au poste de secrétaire général de l?organisation.

<B>Un projet de rapport interne</B>

L?opération de l?Onu au Sud-Soudan compte plus de 11 000 Casques bleus et policiers originaires de quelque 70 pays. Leur mission est de faire respecter l?accord de paix de janvier 2005 qui a mis fin à 21 ans de guerre civile.

D?après le Telegraph, les premiers signaux concernant des affaires d?exploitation sexuelle de jeunes Soudanais sont apparus quelques mois à peine après le déploiement de la force de l?Onu, en mars 2005. Le journal ajoute que le Fonds des Nations unies pour l?enfance (Unicef) a rédigé un projet de rapport interne détaillant ces accusations.

De son côté, poursuit le Telegraph, le gouvernement soudanais a accumulé des preuves, dont des enregistrements vidéo de rapports sexuels entre des employés de l?Onu et des jeunes filles. Les Nations unies font actuellement pression sur le régime de Khartoum pour qu?il autorise le déploiement d?une autre force de maintien de la paix, au Darfour cette fois, où un autre conflit fait rage depuis trois ans.

Le gouvernement soudanais s?oppose à cette initiative, menée par l?Onu et l?Union africaine, au motif qu?elle constituerait une tentative de recolonisation. Depuis janvier 2004, l?Onu a engagé des enquêtes sur le comportement de 319 militaires et civils qu?elle emploie et qui sont soupçonnés de crimes sexuels.

Au total, 179 personnes ont été sanctionnées. Mais l?Onu admet que des mineurs et des pauvres sont toujours victimes d?exploitation.

<B>■ © Le Nouvel Observateur</B>

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