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Des Britanniques se heurtent à un refus

1 octobre 2003, 20:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

La justice britannique a rejeté mercredi les démarches entreprises par deux femmes souhaitant avoir des enfants au moyen d?embryons congelés dont leurs anciens partenaires réclament la destruction.

Un juge du tribunal de grande instance s?est prononcé contre la requête de Natallie Evans, 31 ans, et de Lorraine Hadley, 38 ans, qui avaient demandé au tribunal de les autoriser à mener à son terme le processus de fécondation in vitro qu?elles avaient commencé avec leurs ex-compagnons.

Dans les deux cas, les hommes concernés étaient revenus sur le consentement qu?ils avaient donné à l?usage des embryons congelés, en conséquence de la séparation des couples.

Evans, pour qui les embryons étaient la seule chance d?avoir un enfant depuis qu?elle a suivi un traitement anticancéreux, est ?accablée? par la décision, a déclaré son avocat aux journalistes. ?Pour elle, ces embryons sont ses bébés. Lorraine est elle aussi très contrariée et déçue par cette décision.?

La démarche des deux femmes allait à l?encontre d?une loi de 1990 sur la fécondation humaine et l?embryologie stipulant que les embryons doivent être détruits quand leur conservation et leur usage n?obtiennent pas le consentement des deux parties.

Respect de la loi

Le juge Wall a fait part de sa compréhension à toutes les personnes concernées mais a insisté sur le respect de la loi.

?La loi permet à un homme (...) de dire qu?il ne veut pas devenir le père d?un enfant issu d?une femme dont il s?est séparé et avec laquelle il n?a plus rien de commun hormis les embryons congelés, a-t-il dit. Il serait facile de critiquer des hommes placés dans la situation des deux concernés par cette affaire, mais ces critiques seraient injustes à mon sens.?

La loi de 1990 autorise l?une ou l?autre partie à retirer son consentement à tout moment avant qu?il soit fait usage des embryons. Wall a noté que la loi ?insiste fortement sur des considérations liées à la situation de l?enfant non encore né?.

Si la volonté des deux femmes était exaucée et qu?elles enfantaient au moyen des embryons, les hommes deviendaient les pères biologiques des enfants et en seraient financièrement responsables mais ils ne ?jouiraient d?aucune forme de relation parentale naturelle?, a-t-il fait valoir.

Le Dr Michael Wilks, président du comité d?éthique de l?Association des médecins britanniques, a salué une décision juste. ?Il serait très dangereux de modifier rétrospectivement les règles en matière de consentement?, souligne-t-il dans un communiqué.

Kate Kelland

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