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Dekker, l'incroyable exploit
Le Néerlandais Erik Dekker a rappelé hier, en France, d'une étonnante manière, combien les classiques de Coupe du monde sont une affaire de vieux. A 34 ans, au terme d'une échappée de près de 230 kilomètres, le champion des Pays-Bas a remporté la classique Paris-Tours en conservant sur la ligne d'arrivée une poignée de centimètres sur le peloton réglé au sprint par l'Allemand Danilo Hondo et le champion du monde, l'Espagnol Oscar Freire.
La méthode employée par Dekker n'est pas sans rappeler celle de Richard Virenque en 2001 quand le Français, échappé depuis le départ en compagnie de Jacky Durand, avait réussi à repousser l'assaut du peloton pour sa seule victoire en Coupe du monde.
Erik Dekker s'est échappé au 25e kilomètre, parvenant à s'extraire d'un groupe de 17 hommes. Avec un écart revenu à 1'35" à 30 kilomètres de l'arrivée après avoir culminé à 6'40", personne ne donnait la moindre chance aux échappés d'atteindre leur but.
Alors qu?il ne restait que deux coureurs dans l?échappée, Dekker n'était pas prêt à baisser pavillon. Dans la côte de l?Epan, le champion des Pays-Bas a vu revenir de l'arrière Astarloa, Kessler, Flecha et Davis.
?Je me suis placé à l'arrière de ce groupe, je savais que le peloton n'était vraiment pas loin, mais je ne me suis pas affolé,? dit-il. ?J'ai regardé ce qui se passait avant de saisir ma chance dans la dernière ligne droite.?
Dans cette très longue avenue de Grammont, Erik Dekker a pris quelques mètres d'avance, flanqué cette fois de Matthias Kessler, et a résisté jusqu'au bout, sentant dans son dos la respiration des sprinteurs classés dans le même temps que lui.
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