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Dehors, c?est pas beau !
Il est onze heures du matin. Des employés chargés de nettoyer l?aéroport de Plaisance vaquent à leurs occupations quotidiennes. A l?intérieur, c?est nickel. Même dans les toilettes. Dehors, les chauffeurs de taxi attendent leurs clients pendant que d?autres offrent leurs services pour toute la journée. Des habitués parlent de ce que les étrangers qui débarquent, de même que les Mauriciens qui viennent accompagner leurs proches, voient à l?extérieur de l?aérogare. ?Il est grand temps de démolir ces étals fabriqués au petit bonheur, ficelés avec des rondins en eucalyptus et qui tanguent au gré du vent?, s?indigne un conseiller du village de Plaine-Magnien
Cet avis est partagé par un chauffeur de taxi qui parcourt quotidiennement ce trajet pour emmener les visiteurs aux quatre coins de l?île. ?Pas conné qui pou dire letan zotte demande ou qui été sa ban ti lacaz tôle-là?. Il fait allusion à ces assemblages de tôles plantés à quelques mètres de la route principale et qu?on ne peut manquer de voir à la sortie de l?aéroport.
La Française Vanessa n?est pas à sa première visite à Maurice. Elle vient tous les deux ans passer ses vacances dans un bungalow qu?elle loue régulièrement sur le littoral ouest.
Elle souhaite que les autorités fassent disparaître tous ces étals de fortune aménagés ici et là. ?Tout cela donne une mauvaise image à cette jolie île. Les autorités concernées doivent trouver une solution?.
Elle n?a pas tort. Il suffit de faire quelques kilomètres pour se convaincre qu?il faut à tout prix s?attaquer à ce problème pour mettre fin à l?anarchie. Il y a non loin une sorte de hangar, quatre rondins sur une structure en béton qui menace d?être emporté par la moindre brise. L?aéroport, c?est la première impression que gardera celui qui débarque.
?Le décor, intérieur comme extérieur, est ce qu?il y a de plus important pour un pays qui mise sur le tourisme?, observe une employée d?AML. D?ou son insistance pour que les autorités veillent au grain pour que toutes les structures qui sont aménagées à l?extérieur soient plus convenables. Il n?est pas question de priver des commerçants de leur gagne-pain. Mais il n?est pas interdit de penser à l?esthétique et de mettre à leur disposition des locaux plus clean, peints avec goût, qui ne feraient pas tâche dans le paysage mauricien mais qui, au contraire, lui donneraient cette touche exotique propre à une île.
Assez de ces herbes folles qui envahissent les drains menant vers l?aéroport, l?endroit le plus fréquenté par les étrangers?
Il faudrait commencer par les quelques rares plantes décoratives qui poussent à côté des drains sur la route de l?aéroport. Elles demandent à être entretenues et remplacées selon les saisons. ?Ti pou mari joli si ti fer ça?, explique un conseiller-écolo qui suggère aux autorités la création d?une unité spéciale pour s?occuper de l?entretien des environs de l?aérogare. Du pain sur la planche donc pour les ministères du Tourisme et de l?Environnement.
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