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Dechy et Dementieva se disent salies
Elena Dementieva et Nathalie Dechy estiment être les vraies victimes du flou qui a régné pendant deux jours autour du vrai-faux contrôle antidopage positif de la Russe Svetlana Kouznetsova.
Dementieva et Dechy ont été impliquées dans le scandale lorsque le ministre belge des Sports, Claude Eerdekens, a révélé samedi qu’une des trois joueuses avait été testée positive lors d’un tournoi exhibition à Charleroi le 19 décembre.
Eerdekens a déclaré lundi que Kouznetsova, vainqueur du dernier US Open, avait été contrôlée positive à l’éphédrine, substance que l’on retrouve dans des médicaments utilisés pour soigner rhumes.
La WTA, qui gère le circuit professionnel féminin, a blanchi la Russe des accusations de dopage, expliquant que l’éphédrine n’était pas un produit interdit hors compétition. Or l’exhibition de Charleroi n’était pas une compétition.
La WTA a ainsi demandé des excuses et Dementieva, comme Dechy, ont exprimé leur colère d’avoir été mêlées à cette saga.
“Avoir son nom sur la couverture des journaux sur une affaire de dopage, ce n’est jamais très agréable, surtout que je savais que j’étais claire”, a déclaré Dechy après sa victoire sur Emmanuelle Gagliardi au premier tour de l’Open d’Australie.
“Ces paroles ont été jetées trop tôt, cela blesse les joueuses. On était toutes choquées. Cette affaire a été traitée de façon amateur par les Belges, ça décrédibilise la lutte antidopage car nous sommes contrôlées de façon régulière.”
<B>“Honteux et irresponsable”</B>
La Française a ajouté comprendre la colère de Kouznetsova.
“C’est injuste. A Charleroi, elle était malade et elle a tout de même joué cette exhibition”, a-t-elle raconté.
“Qu’on la salisse elle, c’est honteux et irresponsable. Il faut faire attention et respecter les joueuses. La façon dont les résultats ont été donnés est incroyable.”
“Annoncer qu’une joueuse est positive mais que ce n’est pas Justine Henin-Hardenne ! Je comprends que les Belges soient fiers de leur joueuse et qu’ils la préservent mais c’est inadmissible pour les trois autres.”
Dementieva s’est également montrée choquée : “Vous n’avez aucune idée de ce par quoi je suis passée pendant ces deux jours. Cela a été trop dur pour moi.”
“La WTA essaie de gérer ce problème en disant qu’il y a trois victimes mais je n’en vois que deux : Nathalie et moi, qui n’avons rien à faire dans tout cela. Je ne veux pas parler à Sveta (Kouznetsova). Je suis juste furieuse de la manière dont cela s’est passée. Point.”
Kouznetsova, elle, a tenu à se justifier et à exprimer sa colère.
“Je suis fière d’être une athlète propre (...) et je suis blessée par ces accusations scandaleuses”, a dit la Russe, âgée de 19 ans, qui s’est qualifiée lundi pour le deuxième tour de l’Open d’Australie.
“J’ai été contrôlée plus de dix fois en 2004 dans le cadre des programmes antidopage extrêmement rigoureux. On ne m’a jamais contrôlée positif.”
“Je n’aurais absolument aucune raison de prendre un stimulant pour augmenter mes performances lors d’un match d’exhibition hors-compétition, au milieu de la trêve entre les deux saisons”, a-t-elle poursuivi.
“Au moment de ce match, j’étais enrhumée et je prenais un médicament contre le rhume. Je trouve écoeurant qu’au moment où de nombreux articles reprennent les allégations d’un ministre régional belge, personne au sein des autorités belges n’ait cherché à me contacter.”
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