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De Villepin met le cap sur le désendettement de la France
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De Villepin met le cap sur le désendettement de la France
Dominique de Villepin met résolument le cap sur le désendettement de la France, en se fixant comme objectif le retour à l?équilibre des finances publiques en 2010, bien après les échéances électorales de 2007. ?Le courage, c?est d?engager un désendettement progressif et volontaire, l?objectif que nous devons poursuivre collectivement est de ramener la dette de 66% à 60% du PIB à l?horizon 2010?, a déclaré le Premier ministre à l?issue de la première conférence nationale des finances publiques, convoquée à Bercy.
?Cet objectif est parfaitement à notre portée à deux conditions?, a-t-il dit. La première est d?amplifier ?l?effort engagé pour stimuler la croissance et l?emploi? et la seconde est de ?faire collectivement preuve de détermination dans la maîtrise des finances publiques?. Le chef du gouvernement juge possible de ramener les finances publiques françaises à l?équilibre et de juguler la dette de l?État, avec une croissance de 2,25 % en moyenne par an, a-t-on souligné mercredi de sources gouvernementales.
Cet engagement est formalisé dans le programme de stabilité des finances publiques françaises que Paris doit transmettre mercredi à la Commission européenne. ?L?objectif du Premier ministre est, sur la base d?une hypothèse de croissance de 2,25 % par an, qui nous paraît parfaitement crédible, de rétablir l?équilibre global des finances des administrations publiques, c?est-à-dire solde zéro, en 2010?, a-t-on expliqué de sources gouvernementales.
Pour ramener la dette à 60 % du PIB à l?horizon 2010, les dépenses de l?Etat devront ?tendre vers le zéro valeur?, c?est-à-dire une stabilisation en euros courants (inflation comprise), et non plus en volume (hors inflation), comme c?était la règle ces dernières années. Le Premier ministre a demandé à Bercy de préparer un budget 2007 avec une évolution des dépenses de 1 % inférieure à l?inflation. Dominique de Villepin a dit par ailleurs souhaiter que l?évolution des dépenses des collectivités locales s?aligne ?progressivement sur le rythme de l?inflation?. Quant aux dépenses sociales, elles ?doivent viser un rythme d?évolution de 1% au-delà de l?inflation?, a-t-il dit. ?Côté recettes, la réforme structurelle de notre fiscalité sur les entreprises et les ménages inscrite dans le budget 2006 a remis notre système fiscal au niveau de celui des autres pays européens et ne justifie donc pas que nous allions plus loin?, a déclaré le Premier ministre.
Lors de sa campagne présidentielle de 2002, le président-candidat Jacques Chirac s?était engagé à baisser de 30% l?impôt sur le revenu pour tous les contribuables français d?ici la fin de son mandat, qui s?achève en 2007. Globalement, la baisse a été jusqu?à présent de 10%.
De source gouvernementale, on assure que, d?ici la fin de la législature en 2007, trois millions de foyers fiscaux appartenant aux classes moyennes auront effectivement bénéficié d?une baisse de 30% de l?impôt sur le revenu. Fin 2005, la dette publique française était évaluée par Bercy à 1.117 milliards d?euros (66 % du PIB), alors que les critères de convergence économique européens imposent aux pays de la zone euro de la maintenir sous le seuil de 60 %.
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