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De la menuiserie à l?hydroponique

31 mars 2008, 00:00

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Le couple Ramjattun de Camp-Lilas, Triolet, semble avoir fait le bon choix. Chetan Anand, menuisier pendant de nombreuses années, a choisi la culture hydroponique et avec l?aide de son épouse, Manjoo, il semble avoir fait le bon choix car les affaires bougent dans la bonne direction.

Lorsque Manjoo a épousé Chetan Anand il y a quelques années, il était menuisier. Mais à cause de la compétition dans ce secteur et surtout en raison des protestations des voisins contre le bruit, Chetan Anand et Manjoo décident de se tourner vers la culture hydroponique.

Le couple emprunte une somme de Rs 500 000 à la Banque de développement. Avec l?aide d?un ami, le couple monte une serre de 2 000 mètres carrés sur un terrain qui leur appartient à côté de leur résidence. Ils choisissent la culture des tomates.

Et les choses débutent bien pour eux. La récolte est bonne. C?est avec les supermarchés qu?ils vendent leurs produits. Même si les prix varient à chaque récolte, les revenus sont encourageants.

Il y a environ six mois, le couple a construit une deuxième serre. Ils y cultivent toujours les tomates.

Outre le couple qui travaille à plein-temps dans les serres, deux autres personnes leur donnent un coup de main.

Pas de revenus conséquents

Avec le remboursement des emprunts et surtout le coût des intrants, le couple ne dispose pas pour l?instant de revenus conséquents à la fin du mois. «Certes, c?est un secteur prometteur, mais comme nous devons rembourser Rs 25 000 chaque trois mois, puis payer deux employés et acheter les pesticides et autres herbicides, il ne nous reste qu?environ Rs 10 000 à chaque fin de mois», explique Manjoo. Elle ajoute qu?il faut de temps en temps changer le plastique qui couvre les serres. Toutefois, elle est cependant optimiste pour l?avenir, une fois que ses emprunts auront été remboursés.

La jeune femme lance un appel aux autorités pour qu?elles accordent une attention particulière aux producteurs de légumes hydroponiques. «C?est un type de production qui évolue. Nous souhaitons obtenir l?expertise des spécialistes de ce secteur et nous lançons un appel pour que des lopins de terre soient mis à la disposition de ceux qui choisissent cette culture. Nous avons eu la chance de disposer de nos terrains, mais si nous choisissons d?investir davantage dans ce secteur, il nous sera difficile de trouver d?autres terrains.» Car, selon elle, il faut exploiter cette culture sur une grande échelle pour pouvoir obtenir des revenus raisonnables.

En tout cas, le jeune couple continuera de travailler d?arrache-pied dans leurs serres pour relever le défi qu?il s?est fixé.

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