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David Koenig, un modèle de 4x2
Tantôt pilote de rallye, tantôt cycliste, David Koenig fait partie de cette race de sportifs qui carburent à la passion. Après le Tour de Maurice de cyclisme, il enchaînera avec le slalom Pirelli, troisième épreuve du championnat national de rallye, ce dimanche au Stade Anjalay. Sacré programme, surtout qu?entre les deux, il se laisse aller ponctuellement au karting.
«Je baigne dans le rallye et le cyclisme depuis l?enfance. C?est dans le sang», confie-t-il, installé dans son bureau de manager du département Bearing Division de Robert Le Maire Limited, à Port-Louis.
Avec son père, feu Marc Koenig, son «bonhomme» comme il l?appelle affectueusement, qui fait partie des pionniers du rallye à Maurice, il peut difficilement ne pas tomber dans la marmite. « Le rallye alimentait toutes les conversations entre mon bonhomme et son frère, Robert. Ils se racontaient les anecdotes surtout quand le rallye avait disparu (Ndlr : entre fin des années 1980 et début 1990). Les photos et les trophées ornaient le garage», se souvient-il.
Comme bon sang ne saurait mentir, il prend le volant d?une Volskwagen Polo G40 en 2002 pour le slalom au Centre commercial de Ph?nix, avec papa Marc dans le baquet de co-pilote. Et devinez quoi, il remporte le Groupe N promo sous une pluie battante et sur une asphalte détrempée. Son passage en championnat de karting en 2002 est bénéfique. « Il n?y a pas meilleure école de pilotage que le karting, dit-il. On y apprend les trajectoires, on s?habitue aux sensations de glissade. »
L?eau lui vient à la bouche. Après un deuxième slalom honorable, en 2003 avec Julien Audibert cette fois à ses côtés, il décide de participer au championnat 2004. Mais il n?est pas gâté par le sort. « La voiture fait un accident et le rêve s?arrête », lance-t-il avec un soupçon de regret.
Ancien vététiste
C?est au volant d?une G 40 que l?équipage David Koenig - Julien Audibert fait ses armes cette année, dans le championnat national. Tout est fin prêt pour ce début festif tant attendu. Mais la Grande Faucheuse s?invite à la fête. Le père, l?ami, le conseiller quitte ce monde. « Un de mes plus gros regrets est de n?avoir pas pu partager ce moment avec lui », avoue-t-il. L?épreuve a lieu en juillet, deux semaines après le décès de Marc Koenig.
«Où qu?il soit, je suis sûr qu?il me suit de près», renchérit-il. Le père ne voit malheureusement pas son fils remporter la Classe 3 du Groupe N.
Au passage, il s?offre une autre première fois en participant au Tour de l?île cyclisme en septembre dernier avec l?équipe Snowy. Un objectif depuis sa première course à l?age de 13 ans. « L?important c?était de se faire plaisir entre amis de Snowy dont Lawrence Wong et de terminer les étapes car la compétition est vraiment éprouvante », fait-il ressortir.
A 30 ans - il les fête aujourd?hui - sur sa carte de visite de passionné, il faut aussi lire adepte, ou ancien adepte du VTT. En atteste, sur ses tablettes, une photo couleur laminée de lui en descente. Un cliché impossible à manquer, seule touche couleur dans ce bureau aux tons sobres. « En VTT on va dans son rythme tandis que sur route, on subit la course. On se fait mal parce qu?il faut pouvoir suivre les autres », analyse-t-il.
L?avantage de faire du vélo, c?est que cela lui permet de d?être en bonne santé. Evident. Sauf que dans le cas du rallye, « la concentration est importante. C?est éprouvant et une bonne condition physique permet de rester concentré jusqu?à la limite », explique-t-il.
Hasard du calendrier, les compétitions de ses spécialités se dérouleront le même jour, soit le championnat de karting organisé par le Go-Kart, les 100km Anou pédaler, et le slalom. Son choix ? Le slalom populaire organisé par le club AutoSport. Quand on est tellement excité avant un rallye qu?on n?en dort pas et qu?on est déjà debout dès 5 heures du matin, on comprend pourquoi?
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