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David Isaacs prend du galon
Pour les Mauriciens, il est monsieur Mam-mouth ou monsieur Courts. Le nom de David Issacs est immédiatement associé à l?entreprise qu?il dirige? autrement depuis mercredi dernier. Il a, en effet, gravi un échelon dans la hiérarchie de Courts à Maurice en passant de directeur général à président adjoint du groupe. Il quitte la gestion quotidienne de l?entreprise en ayant réussi un gros coup : le rachat d?une autre grosse en-seigne de l?électroménager et de l?outillage : But.
« It feels nice to be here », affirme le flegmatique anglais qui vit à Maurice depuis 1985. Et David Isaacs a quelques bonnes raisons d?aimer son pays d?adoption. Il débarque en février 1985, quatre mois avant l?ouverture du premier magasin Mammouth à Bell Village. Avant, il était affecté à St-Lucie dans les Caraïbes. Vous parlez d?un changement !
Mais David Isaacs ne savait pas alors que Mammouth allait être un succès à Maurice. « Nous savions que nous proposions quelque chose de nouveau avec l?achat à crédit », rappelle-t-il néanmoins. Et l?affluence des clients dès la première semaine a vite effacé tout scepticisme sur l?avenir du groupe. Dix-huit ans après, quinze autres magasins ont ouvert dans l?île. Et Courts demeure la plus grosse enseigne de vente d?électroménager et de meubles de l?île. Le groupe a réalisé Rs 1,08 milliard de chiffre d?affaires en 2002-2003 pour un profit brut de Rs 250,5 millions.
Mais il n?y a pas que le business qui retient David Isaacs à Maurice. En effet, en août 1985, il rencontre Françoise, une Mauricienne. Le couple se marie en 1988 et leur premier enfant naît en 1992. Deux autres suivront, dont le petit dernier en 2001. À 52 ans, David Isaacs ne songe pas vraiment à rentrer en Angleterre. « Les enfants iront sans doute étudier en Angleterre, en Australie ou en France. Mais je ne sais pas si je vais les suivre », explique l?homme d?affaires.
Un businessman mauricien, pour être plus précis, car il a obtenu la nationalité mauricienne en 1997. « Cela aide à se sentir encore un peu plus intégré », confie-t-il. Il est à tel point intégré que la République lui fait honneur en lui décernant la Order of the Star and Key en mars 2003. « Une grande fierté », affirme David Isaacs.
Les plaisirs simples de la vie mauricienne, Isaacs les connaît. « J?emmène ma famille sur la plage publique de Flic-en-Flac le dimanche. » Les gens le reconnaissent souvent. « Ils ont un geste gentil ou un clin d??il mais ne viennent pas se plaindre au sujet de Courts. Pour cela ils me trouvent au bureau », dit-il en riant. Le moins possible quand même, espère David Isaacs.
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