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David Douillet, un géant de simplicité et de gentillesse
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David Douillet, un géant de simplicité et de gentillesse
Cent trente-cinq kilos de gentillesse portés par un mètre quatre-vingt de simplicité, David Douillet est un géant au grand c?ur. Zapping a rencontré pour vous, le responsable des acquisitions des droits de sports de Canal+ et champion de judoka.
Buvant cafés sur cafés, seul signe extérieur de sa fatigue, David Douillet se prête avec une bonne grâce au jeu de l?interview. Vendredi dernier, il a fait le voyage de Paris à la Réunion? pour une journée seulement pour le lancement de Canal+ le bouquet. Un plus long séjour lui est impossible car « je bosse ce week-end », déclare-t-il tranquillement. Ce passage à La Réunion, il l?avait promis à Dominique Fagot, le président de MediaOverseas, société responsable de Canal+ et de Canalsatellite hors de France. Et une promesse, il la tient, même si pour cela, il doit faire en quarante-huit heures plus de vingt milles kilomètres en avion. Il ajoute qu?il est important de connaître tous les bras d?une société. En ce qui concerne, le prix des droits sportifs qui ne cessent de grimper, David Douillet trouve cela dommage même si cela fait partie d?un système économique. Les prix grimpent aussi par rapport à la concurrence. Il donne d?ailleurs l?exemple de la ligue de football, en expliquant que si un partenariat était fait et qu?un celui qui vend les droits touchent un royaltie sur chaque abonnement, cela lui ferait gagner encore plus d?argent.
« Tous les rêves sont réalisables »
L?homme parle en tant que connaisseur car il est chargé de ce lourd dossier pour Canal+. Pourtant, à aucun moment, quand il a attaché pour la première fois, sa ceinture blanche de judo, il n?aurait pu s?attendre à un tel destin. A onze ans, David Douillet commence le judo. Il ne s?attend pas à atterrir, un jour, au poste qu?il occupe actuellement à Canal+. « C?est la beauté de la vie. C?est un vrai message d?espoir. Quand je vois des enfants, je leur dis que tout est possible, à condition d?y travailler. Tous les rêves sont réalisables. Même si on n?y arrive pas, ce n?est pas un échec. Tout dépend de tout ce que l?on aura fait pour y arriver », souligne-t-il. Mais lorsque l?on arrive au sommet, n?est-il pas facile d?oublier qui on était avant de connaître la gloire ? Pas de réflexion. La réponse est vive et sincère. Tout dépend de la manière dont on s?est conditionné avant de commencer la compétition. L?humilité est très importante, surtout lorsque les compétitions et les victoires s?enchaînent.
En évoquant les sportifs-stars tels que David Beckam, David Douillet fait la moue avant de répondre que le sport mène d?une certaine manière à la starification. Mais ceux qui s?y perdent et qui jouent le jeu commettent, selon lui, une grosse erreur.
« Le côté star, c?est une question de définition. Je ne suis pas une star, c?est-à-dire quelqu?un d?intouchable. Je parle avec les gens même si je n?ai pas le temps de le faire avec tout le monde. Ce n?est pas toujours évident. Le regard des gens, vous renvoit parfois l?image que vous êtes une star. L?égo peut vous faire changer. Il n?est pas facile de lutter quand du matin au soir, les gens vous disent que vous êtes formidable. C?est un vrai lavage de cerveau ! Mais il ne faut pas tomber dedans », explique notre interlocuteur. La vie, après une victoire, est toujours difficile à gérer tant la médiatisation est importante. « Ils ont oublié qui ils étaient avant et n?écoutaient plus et évidemment, n?avancent plus. Il faut un vrai recul par rapport à toute cette médiatisation », ajoute-t-il.
D?ailleurs, les enfants portent sur lui un regard empli d?une confiance qui est la meilleure preuve de son humilité et de sa simplicité. C?est tout naturellement qu?ils vont vers lui. Il nous raconte alors une petite anecdote. Alors qu?il attendait son avion pour La Réunion, un enfant assez turbulent est venu vers lui. « Je lui ai serré la main. Cet enfant avait à peine quatre ans et il ne pouvait donc pas savoir qui j?étais. Les enfants sont si simples et si directs. Ils ont un sixième sens. Souvent les enfants me perçoivent comme un grand frère. Il y a une synergie qui se crée », raconte ce père de six enfants.
La grande taille y est sûrement pour quelque chose? notre interlocuteur semble alors un peu gêné et nous avoue que cela l?a toujours complexé. Surtout lorsqu?il était enfant et adolescent. Il avoue l?être toujours. « Dès que j?aperçois mon reflet, je trouve cela un peu gênant. Je me trouve trop grand. En plus, ma femme fait un mètre soixante-cinq, enfin, c?est ce qu?elle dit, je suis sûre, qu?elle fait en fait un mètre soixante », nous confie-t-il en souriant, « Quand je vais acheter des vêtements ou des chaussures, je ne trouve jamais rien. Dans les voitures, je suis tout le temps serré. Etre grand, c?est un handicap ».
De son passage à l?émission David contre Goliath, il dira que l?on se rend vite compte quand il n?est pas fait pour quelque chose. En ce qui concerne la télévision, il est toujours consultant sportif sur Canal+. Et bien entendu, c?est un des parrains de l?Opération Pièce Jaune qui ?uvre pour les enfants malades. « La vie m?a beaucoup donné. Je considère que je dois quelque chose. Il faut que ma notoriété serve et je l?utilise pour les opérations de solidarité », explique-t-il. Aucune chance de le voir dans une émission de télé-réalité. Il le dit d?ailleurs, « cela ne sert à rien et c?est à l?opposé de ce que je suis ».
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