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Dario Lascie rend hommage à Kaya
Il veut reprendre le flambeau, faire sa rébellion, faire entendre "ma putain de musique", comme il dit. "Mais dans ce sens, c'est pas un gros mot", précise-t-il.
Dario Lascie entend par là qu'il veut se faire bouger les esprits. On pardonne mais on n?oublie pas. On ne fait pas la guerre, mais on ne va pas se laisser faire, peut-on comprendre. "Moi, je suis un rebelle. J'ai ma perception et je n'hésiterais pas à pointer du doigt ce qui ne va pas".
Dario Lascie en a marre des associations d'idées faciles et douteuses. "On a dit plein de choses sur Roche Bois, ou sur Karo Kaliptis. Mais il y a aussi beaucoup de gens bien. There is good and bad in every world".
Repéré au début des années 90 avec le groupe Jalsa, il revient aujourd'hui, avec le groupe Zenn 7 qu'il a intégré et qu'il administre. "Jouer ensemble nous donne plus de force. Chacun apporte son style, eux le séga, moi le côté rebelle".
A la manière de marley
Originaire de Curepipe, Dario Lascie s'est rendu un jour à Roche Bois et a découvert bien des choses, il a été accueilli là-bas. Il veut aujourd'hui parler de tous ces jeunes musiciens qui grattent la guitare à la manière de Marley, et il chante ce monde, "Ros Bwa, Little Jamaica". "Je veux faire le combat avec eux". Par ses textes, il veut leur faire comprendre ainsi qu'au reste du pays que les fléaux ne sont pas invincibles. "Il y a plein de choses à faire. Il faut innover, il y a toujours plein de choses que l'on peut apprendre".
Accompagné de Zenn 7 et aidé par Joyce Veerasamy et Armand Landinaff, il exprime dans Rebel pou enn koz, une ambiance plus tropicale. Musicalement, il veut aujourd'hui se rapprocher du seggae.
Autofinancé, son album a été enregistré en quelque trois semaines, dans le studio privé d'Armand Landinaff. Il espère qu'il verra le jour cette fois. Pas comme le dernier, qui n'est au final, jamais sorti à Maurice mais qui a cartonné à la Réunion. Là-bas, dit-il, le public donne une vraie importance aux artistes.
Pas comme ici, où les artistes n'ont pas le temps de promouvoir leurs albums qu'ils sont déjà vendus à la sauvette à Rs 50. "Il faut parler du piratage dans les écoles, dans les maisons. Car pour l'instant, les gens ne connaissent pas la musique". Car sinon, le public n'achèterait pas les copies et les artistes pourraient enfin se produire davantage sur de nouvelles scènes.
Ancien sportif de haut niveau, il estime que l'on devrait promouvoir la musique comme on a fait la promotion du sport. C'est comme il dit. Il y a toujours des choses à apprendre. Et le plus tôt serait le mieux.
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