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Damas refuse les observateurs venant des pays "amis de la Syrie"
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Damas refuse les observateurs venant des pays "amis de la Syrie"
La Syrie a refusé l''''accès à son territoire à au moins un observateur de l''Onu en raison de sa nationalité et fait savoir qu''elle n''accepterait pas de "béret bleu" originaire d''un pays membre du groupe des "Amis de la Syrie", a déclaré mardi l''ambassadrice américaine aux Nations unies.
Susan Rice  a rapporté devant la presse le compte-rendu du secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix de l''Onu, Hervé Ladsous, un peu plus tôt devant le Conseil de sécurité. M. Ladsous  a souligné que la position du régime syrien était « totalement inacceptable » du point de vue de l''Onu.
Le groupe des "Amis de la Syrie" rassemble principalement des pays occidentaux, comme la France, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis, des pays arabes, dont l''Arabie saoudite et le Qatar, ainsi que la Turquie, qui ont tous appelé au départ de Bachar al Assad.
Trois militaires syriens tués, attentat à Damas
Trois officiers syriens ont été tués mardi près de Damas, rapportent des médias d''Etat et  l''Observatoire syrien des droits de l''homme (OSDH). Un attentat à la voiture piégée dans un quartier commercial populaire de Damas, a fait trois blessés. Ces deux événements  fragilisent encore le cessez-le-feu censé être en vigueur depuis le 12 avril.
Ailleurs dans le pays, les "bérets bleus" de la mission d''avant-garde de l''Onu chargés de surveiller le respect du cessez-le-feu ont poursuivi leur inspection, dans la province de Homs, bastion de la révolte contre Bachar al Assad. Cette mission, qui compte actuellement à peine une dizaine de personnes, devrait être complétée par l''envoi de 300 observateurs, comme le prévoit la résolution votée samedi par les 15 membres du Conseil de sécurité de l''Onu.
Alors que le déploiement de 100 observateurs pourrait prendre un mois, l''envoyé spécial de l''Onu et de la Ligue arabe pour la Syrie, Kofi Annan, a estimé que les observateurs, même peu nombreux, faisaient la différence sur le terrain L''ancien secrétaire général des Nations unies s''est toutefois dit inquiet des informations selon lesquelles des troupes gouvernementales étaient entrées à Hama mardi après le départ des observateurs, tirant à l''arme automatique et tuant un nombre significatif de personnes."Si c''est confirmé, c''est totalement inacceptable et répréhensible", a dit Annan.
Pessimisme du président tunisien
La journée de lundi (23 avril), avec 59 morts, dont 31 civils à Hama, selon l''Observatoire syrien des droits de l''Homme (OSDH), a été la plus meurtrière depuis l''entrée en vigueur le 12 avril d''un cessez-le-feu violé quotidiennement.
Malgré l''espoir que représente cette mission pour l''Onu, le président tunisien Moncef Marzouki s''est déclaré pessimiste sur son issue. "Je ne pense pas qu''elle puisse réussir, parce que le nombre d''observateurs est très réduit. Trois cents personnes ne peuvent rien faire. Au Kosovo, il y en avait des milliers", dit-il dans une interview publiée par le quotidien Al Hayat. Il estime par ailleurs que les alliés de Bachar al Assad doivent réaliser que le président syrien est "fini" et qu''il faut le convaincre de démissionner pour mettre fin à l''effusion de sang en Syrie.
(Source : Reuters).
 
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