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?The Da Vinci Code? de nouveau en procès pour plagiat

6 mars 2006, 00:00

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Une intrigue en cache une autre. Dan Brown auteur de The Da Vinci Code est de nouveau traîné en justice, cette fois en Angleterre. Les plaignants sont les Britanniques Michael Baigent et Richard Leigh. Ils accusent l?auteur du best-seller, sorti en 2003, d?avoir plagié L'Enigme sacrée, ouvrage historique qu?ils ont publié en 1982.

Le procès s?est ouvert lundi à la Haute Cour de Londres. Concrètement, Baigent et Leigh accusent Dan Brown de ?s'être approprié l'architecture et le thème central? de leur livre. Dans leur ouvrage, ils soutiennent que Jésus pourrait ne pas être mort sur la croix et aurait épousé Marie-Madeleine. Une théorie développée avec l?idée que l?ordre des Templiers aurait protégé leur descendance en France, contre l?Eglise catholique qui aurait tenté de l?éliminer.

Dans la foulée, Baigent et Leigh poursuivent leur propre éditeur, Random House, qui a publié The Da Vinci Code au Royaume-Uni, traduit dans 44 langues et vendu à près de 40 millions d?exemplaires dans le monde.

Pour sa part, Random House argue que les théories historiques ne sont pas sujettes aux droits d?auteurs. L?avocat de la maison d?édition a fait valoir que les droits d'auteur ne protégeaient pas les idées, surtout quand ?elles ne sont pas particulièrement originales?.

Il faut savoir que The Da Vinci Code mentionne L?Enigme sacrée comme l?une de ses nombreuses sources. Mieux, le nom d?un des personnages imaginés par Dan Brown, Sir Leigh Teabing, est un anagramme partiel de celui d'un des plaignants, Baigent et Leigh.

La défense de Dan Brown soutient pour sa part que The Da Vinci Code reprend l?idée d?une liaison entre Jésus et Marie-Madeleine ainsi que l?hypothèse de leur descendance cachée. Mais différence de taille, selon la défense, il affirme que le Christ est bien mort avant de ressusciter.

Pour Dan Brown, douter de ces deux faits, c?est ?saper la foi chrétienne?. Selon son avocat, nombre d?éléments mentionnés dans la plainte ne figurent pas dans les deux livres ?et ne peuvent donc avoir été copiés?. Il va plus loin en affirmant qu??à un tel niveau de généralité, les auteurs ne tombent pas sous le coup des lois régissant les droits d?auteur?.

?Une seconde vie?

De son côté, un ancien bibliothécaire de l?université Chillicothe dans l?Ohio, Stan Planton, qui avait aidé Dan Brown et sa femme Blythe dans leurs recherches, a rejeté, l?accusation selon laquelle il aurait recopié des morceaux de L?Enigme sacrée. ?Je connaissais l?existence de ce livre mais je ne l?ai jamais lu.? Il rappelle que cet ouvrage connaît une seconde vie comme best-seller dans le sillage de The Da Vinci Code.

En attendant, le procès est ajourné à demain pour laisser le temps au juge, Peter Smith, de lire les deux ouvrages en question. Cette plainte pour plagiat est la deuxième visant The Da Vinci Code. La première s?est soldée en août dernier, aux Etats-Unis, par une décision en faveur de Dan Brown. Le juge a estimé qu?il n?avait pas plagié l?ouvrage de l?auteur Lewis Perdue, La fille de Dieu, même si les deux livres partagent des thèmes communs.

<B>De livre en film</B>

■ Il se chuchote qu?une victoire des plaignants pourrait perturber la sortie du film inspiré du best-seller de Dan Brown. Elle est prévue pour le 19 mai au Royaume-Uni. Ce film de Ron Howard réunit Tom Hanks dans le rôle principal du professeur de symbiologie Robert Langdon et les acteurs français Audrey Tautou dans le rôle d'une cryptologue et Jean Reno qui incarne le chef de la police française. Le film sera également présenté à l'ouverture du 59e Festival de Cannes, le 17 mai.

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