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?Développement portuaire?
Je souhaite faire quelques commentaires sur l?article intitulé ?La Cargo Handling investit Rs 700 m en équipements? qui a paru dans votre édition du lundi 8 novembre 2004.
En matière de transbordement, il ne suffit pas de vouloir mais surtout de pouvoir faire. Or, par excès de précipitation, la Mauritius Ports Authority (MPA) a signé plusieurs accords sans en mesurer les conséquences. Nous apercevons actuellement que tous les armements qui avaient signé des accords sont revenus sur ces derniers. MOL a abandonné la formule desserte directe puis le transbordement à Port-Louis pour Port Réunion et SEPT au profit d?une desserte directe sur les trois ports en partant de Singapour.
MSC après de difficiles accords avec la MPA et la Cargo Handling Corporation semble avoir renoncé aux transbordement de même que Maersk.
On ne peut bluffer face aux armements. Promettre de passer de 250 000 à 500 000 EVP traités en un voire deux ans était suicidaire (en termes d?image). Et surtout totalement utopique sans de grands investissements. Un portique peut traiter environ 150 000 EVP par an. Pour tenir le chiffre de 500 000 conteneurs, il ne faut pas un portique supplémentaire mais deux.
J?ajoute que Durban vient de mettre en place trois nouveaux portiques post-panamax et que le site de Cogéa (qui sera le plus grand port d?Afrique et qui sera capable de traiter les navires de la dernière génération (+ de 6000 EVP et + de 15 m de tirant d?eau). L?espace considéré (Mascareignes et Madagascar) possède de très bonnes compagnies de feeder (cabotage lourd) comme la Mauritius Shipping Corporation (Coraline service), Mer Austral, Tern Shipping et MSC régionale et que les Sud-Africains peuvent très bien rafler le transbordement dans cette région.
Claude Lagier
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