Publicité

Décrocher les étoiles? noires

1 octobre 2004, 20:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Imaginez un sourire, sur un visage heureux. Imaginez des yeux qui se perdent dans le vide et des lèvres qui doucement, murmurent, dans la foule, les paroles d?une chanson. Imaginez la rencontre entre le spectacle Starmania et un public qui s?est nourri de ses chansons depuis 25 ans. Mardi soir, à la première, la Citadelle, remplie, ovationne les artistes et techniciens qui, sous la houlette de Gérard Sullivan et de Guy Lagesse, ont pu réaliser Starmania.

Que de frissons d?entendre, sinon de voir, les solistes, personnages principaux de Starmania, tous excellents, sublimes. Carol Lamport entonne à peine les premières notes de Monopolis, que le public est déjà amoureux d?elle. Son amour impossible, Ziggy est interprété à la perfection par Alexandre Koenig (voir hors-texte), qui ajoute avec justesse un grain de folie à la puissance de sa voix.

Patricia Retournée et sa chevelure d?un bleu azur, met en valeur la dualité du personnage de Sadia, grâce à une étonnante énergie. On n?a pas toujours compris les paroles mais la jeune artiste a beaucoup impressionné.

Thierry Béchard incarne à merveille Johnny Rockfort dont on a adoré le SOS et la fantastique arrivée à moto, à travers les rangées de la salle. Plus tard, il est accompagné de la charmante et touchante Véronique Chauveau, dans le rôle Cristal, «le sourire de TéléCapital», ainsi que le répète machinalement Joël Curé qui joue Roger Roger.

Le président de l?Occident, Jean Claude Labat, dans la peau de Zéro Janvier, milliardaire politicien hautain, s?en est bien sorti du très difficile Blues du Businessman. A ses côtés, Audrey Poussin est formidable dans le rôle de l?extravagante dépressive Stella Spotlight. Mais au-delà des artistes principaux, le spectacle gagnerait à être plus intense encore.

A l?arrière de la Citadelle, le public peut se sentir lointain, décalé par rapport au spectacle qui se joue et qu?il ne voit que sur l?écran géant, au-dessus des têtes des voisins. Le son, également, ne le pénètre pas assez pour le faire vibrer librement, à l?écoute des accords électriques de cet opéra-rock.

Des détails vont être réglés rapidement, assure la coordinatrice Dominique Couve. Et d?ajouter, «ça va aller crescendo maintenant». On pourra également regretter de ne pas avoir vu plus de danses. Les quelques chorégraphies arrivant trop tôt ou trop tard et laissant trop souvent les acteurs seuls sur l?immense et magnifique scène, réalisée par Bernadette Sanspeur et Jean Mondré. Dommage.

Le reste est magie. Celle créée, il y a 25 ans par deux visionnaires, Michel Berger et Luc Plamondon. Celle que l?on connaît par c?ur. Celle qui fait sourire.

Publicité